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3 252
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21 817
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56 jours
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transactions résidentielles -18%
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inscriptions en vigueur +20%
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délai de vente médian (copropriétés)
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Le marché immobilier de la région métropolitaine de Montréal continue de souffler du vent contraire en octobre 2026. Les ventes ont chuté de 18% comparativement à la même période l’an dernier, s’établissant à 3 252 transactions, un résultat qui se situe également 13% sous la moyenne enregistrée au cours de la dernière décennie. Pendant ce temps, le nombre de propriétés disponibles à la vente grimpe en flèche, redessinant peu à peu les contours d’un marché longtemps dominé par les vendeurs.
Le ralentissement observé depuis le début de l’année 2026 ne montre aucun signe d’essoufflement. En octobre, l’ensemble des segments du marché résidentiel — unifamiliales, copropriétés et plex — ont tous accusé des baisses de ventes, et ce, dans tous les grands secteurs de la métropole. Ce recul généralisé témoigne d’une mutation profonde du marché, qui s’éloigne graduellement de la frénésie des années précédentes pour s’orienter vers un rééquilibrage entre l’offre et la demande.
Du côté de l’offre justement, la situation évolue rapidement. À la fin du mois d’octobre, on comptait 21 817 inscriptions actives, soit une progression de près de 20% en un an. Ce sont les plex qui affichent la hausse la plus marquée, avec un bond de 25%, devant les maisons unifamiliales (+22%) et les copropriétés (+14%). Cette abondance de propriétés sur le marché offre davantage de choix aux acheteurs, sans toutefois provoquer d’effritement significatif des prix. Le prix médian des unifamiliales a progressé de 2% sur un an, alors que ceux des copropriétés et des plex sont demeurés pratiquement au même niveau à l’échelle de la région métropolitaine.
Malgré cette accumulation de stocks, les propriétés ne s’éternisent pas sur le marché. Les maisons unifamiliales se vendent en moyenne en 36 jours, les plex en 46 jours et les copropriétés en 56 jours. Des délais qui restent relativement contenus et qui indiquent que, dans l’ensemble, les vendeurs conservent encore un certain avantage, à l’exception notable du marché de la copropriété sur l’île de Montréal, où la balance penche davantage du côté des acheteurs.
Un autre phénomène retient l’attention des analystes : la géographie des ventes se transforme. Sur l’île de Montréal et à Laval, les secteurs offrant des prix plus accessibles captent une part grandissante des transactions, alors que les quartiers plus huppés voient leur activité se réduire. Ce glissement reflète les contraintes financières de nombreux acheteurs qui, face à des propriétés encore peu abordables, revoient leurs ambitions à la baisse pour s’adapter à leur capacité d’emprunt. La récente remontée des taux hypothécaires fixes sur cinq ans, combinée à la hausse du taux directeur de la Banque du Canada annoncée fin octobre, risque par ailleurs de peser davantage sur le pouvoir d’achat dans les mois à venir.
Le recul prononcé des ventes en octobre s’inscrit dans une tendance baissière amorcée au début de l’année. Celle-ci touche chacun des segments de marché et tous les grands secteurs de la région métropolitaine. Certains changements sont observés dans la répartition des ventes au sein des grandes zones du marché montréalais. Sur l’île de Montréal et à Laval, les secteurs relativement plus abordables accaparent une part croissante des ventes, tandis que les marchés où les prix sont les plus élevés sont relativement moins actifs. Cette évolution suggère que les acheteurs adaptent leurs choix à leur capacité financière dans un contexte où les propriétés demeurent peu abordables.
Le marché immobilier montréalais semble engagé dans une phase de correction durable, où acheteurs et vendeurs doivent tous deux ajuster leurs attentes. Si la stabilité des prix limite pour l’instant les pertes pour les propriétaires, la conjoncture économique et la hausse des taux pourraient accentuer la pression sur le marché au cours des prochains trimestres.
Évolution prix médian unifamiliale — RMR de Montréal

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