Les gouvernements du Canada et du Québec ont annoncé conjointement une aide financière totale de plus de 200 millions de dollars destinée à l’Université de Montréal (UdeM) pour la réalisation de la phase II de son Complexe des sciences, sur le Campus MIL. Cet investissement majeur s’inscrit dans le cadre de l’entente Canada-Québec et du Fonds pour bâtir des collectivités fortes, qui vise à soutenir la construction de grandes infrastructures universitaires.
Les fonds serviront à financer la construction de deux pavillons adjacents au pavillon existant du Complexe des sciences. Ces nouvelles installations permettront de rassembler en un même lieu les sciences naturelles, les sciences des données et l’Institut Courtois. Les équipes de ces départements étaient jusqu’ici dispersées dans plusieurs emplacements distincts.
Le projet vise à rapprocher les avancées en informatique et en intelligence artificielle des expertises en chimie, en physique et en science des matériaux, dans le but d’explorer les propriétés fondamentales et fonctionnelles de la matière. Les domaines de l’intelligence artificielle, des sciences quantiques, de la robotique et du calcul haute performance figurent parmi les axes prioritaires de ces nouvelles installations.
Une fois complétés, les pavillons devraient accueillir près de 2500 étudiants des premier, deuxième et troisième cycles universitaires. Ils regrouperont aussi 300 professeurs, chercheurs et autres membres du personnel déjà présents sur le Campus MIL.
Soutenir la recherche fondamentale
En plus des contributions gouvernementales, le projet bénéficie d’un investissement de l’Université de Montréal elle-même. Le volet immobilier de l’Institut Courtois profite également de l’appui financier de la Fondation Courtois, un organisme philanthropique privé. La Société québécoise des infrastructures (SQI) est par ailleurs impliquée en association dans la réalisation du projet.
Jacques Courtois, président de la Fondation Courtois, a souligné l’importance de soutenir la recherche fondamentale, souvent délaissée en raison de l’absence de résultats à court terme. «Je ne doute pas une seconde qu’une découverte d’envergure aura lieu à l’Institut Courtoi», a-t-il déclaré.
Pour sa part, le recteur Daniel Jutras a salué cet investissement comme une occasion de renforcer le pôle scientifique de l’université. «Nous offrons à nos étudiants et à nos chercheurs un environnement de calibre internationa », a-t-il affirmé.
Fondée en 1878, l’Université de Montréal est l’un des plus importants établissements d’enseignement supérieur et de recherche du monde francophone. Elle forme, avec HEC Montréal et Polytechnique Montréal, le premier pôle universitaire francophone d’Amérique du Nord. La phase II du Complexe des sciences s’inscrit dans le développement planifié et progressif du Campus MIL.
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