« Tout ce que nous voulons, c’est que nos enfants puissent continuer de jouer à l’extérieur comme ils l’ont toujours fait, explique Bridget Sykucki, mère de trois enfants. Malheureusement, certains médias ont rendu l’histoire un peu sensationnaliste, mais nous ne voulons pas partir en guerre contre nos voisins. »
Rappelons que c’est à la suite d’un appel d’une voisine au 911, que plusieurs patrouilleurs se sont rendus sur place pour interdire aux enfants de jouer dans la rue.
« Nous étions très surpris de voir la police débarquer, explique Emmanuelle Roy, présente lors de l’arrivée des agents. Ils ont été très courtois et ont pris le temps de nous expliquer la raison de leur visite. Ce que je déplore, c’est l’attitude de la voisine envers nos enfants, mais c’est maintenant chose du passé. »
Illégal, mais toléré
Pour sa part, l’agent sociocommunautaire Réal Charland, du poste de quartier 49, indique que selon un règlement municipal et un article du Code de la sécurité routière, il est interdit de bloquer la voie publique.
« Nous sommes allés faire une inspection pour nous assurer que les enfants étaient en sécurité et pour savoir si la rue en question représente un danger ou pas. Nous avons fait une analyse et nous avons conclu que le risque n’est pas très élevé. Nous sommes donc prêts à tolérer le jeu dans la rue, sous certaines conditions. »
L’agent médiateur entre les parents et la voisine plaignante, indique que les enfants devront être surveillés en tout temps, qu’il y aura une limite de bruit à respecter et qu’il faudra s’assurer de ne pas bloquer la circulation.
« Ce n’est pas un événement majeur qui méritait d’être médiatisé comme ça l’a été, confie l’agent Charland. C’est tout simplement un problème de civisme. Les enfants font beaucoup de bruit et on peut comprendre que ça dérange des voisins, mais lorsque nous avons fait un suivi avec la plaignante, elle nous a assuré que la situation s’était beaucoup améliorée depuis notre intervention. »
Pour sa part, la plaignante n’a pas voulu commenter la situation lors du passage de L’Avenir de l’est sur les lieux.