Fatiguée de devoir faire des calculs chaque fois qu’elle fait son épicerie, Sophie Boisvert, résidente de Pointe-aux-Trembles, lance une pétition afin de demander au gouvernement fédéral une réglementation pour abandonner toute référence aux systèmes autres que le système métrique dans la publicité, l’affichage et sur les contenants des produits vendus au Canada.
«La plupart des gens n’ont pas le temps de faire des calculs lorsqu’ils font l’épicerie, explique Mme Boisvert. Il y a tellement de mesures sur les emballages, qu’il est difficile de comparer quand on regarde les produits.»
La citoyenne, qui habite le quartier depuis plusieurs années, indique que l’une des raisons qui l’a motivée à lancer une pétition, était la réduction des quantités de nourriture dans les produits qu’elle achète.
«Je fais souvent des recettes et je me suis aperçue au fil du temps, que les quantités étaient de plus en plus réduites, mais que les prix, restaient toujours sensiblement les mêmes, indique Mme Boisvert. C’est difficile de comparer car les formats changent tout le temps, alors je ne peux pas vraiment vérifier si les portions sont effectivement réduites ou si c’est juste mon impression.»
C’est pour cette raison que la citoyenne demande également dans sa pétition, la standardisation, quant au poids et volume, des produits alimentaires.
«Cette réglementation permettrait aux citoyens de comparer vraiment les produits qu’ils achètent pour pouvoir faire des choix plus éclairés. Les compagnies sont très sournoises et savent que les gens n’ont ni le temps, ni l’énergie de faire des calculs complexes pour savoir s’ils en ont pour leur argent», dit la résidente.
David contre Goliath
Mme Boisvert, qui a commencé les démarches pour lancer sa pétition voilà deux semaines, est consciente qu’il sera difficile de gagner ce combat contre les grandes compagnies d’alimentation au Canada.
Elle ajoute qu’elle est très surprise de savoir que 35 ans après le changement du système métrique au pays, il y ait encore des contenants marqués avec d’autres mesures telles que les onces.
«Il y a un laxisme volontaire de la part des compagnies au Canada, et c’est mélangeant pour les consommateurs», indique Mme Boisvert.
La pétition sera disponible au comptoir d’inscription du centre Roussin et sera déposée par la députée fédérale de la Pointe-de-l’Île, Ève Péclet, devant le Parlement canadien au mois de mai prochain.
«Je serais contente de savoir qu’au moins une centaine de personnes ont signé ma pétition. Les citoyens ont jusqu’au 25 avril pour aller la signer. J’espère que les gens s’y présenteront en grand nombre», conclut Mme Boisvert.
