Construit en 1912 et classé bien culturel, le Théâtre Corona a un nouveau gestionnaire: l’entreprise québécoise evenko, qui présente chaque année près de 800 spectacles dans différentes salles au pays.
En fait, evenko a pris en charge la salle de la rue Notre-Dame en mai dernier. La direction attendait d’avoir complété certains travaux avant d’en faire officiellement l’annonce.
Le théâtre de 750 places a fait l’objet de plusieurs améliorations. Le bar a été agrandi et ont a effectué des travaux dans les salles de bains. La principale amélioration consiste au remplacement complet du système de sonorisation.
Moteur culturel de la Petite-Bourgogne, le Théâtre Corona sera un lieu de diffusion de concerts et accueillera d’autres types d’événements tels des lancements de disques.
«Le théâtre se situe dans un quartier en pleine effervescence qui accueille un nombre grandissant de jeunes et nous voulons leur offrir une variété de spectacles et d’événements, notamment en musique indie et en humour, à la hauteur de leurs attentes», a expliqué le vice-président exécutif et directeur général d’evenko, Jacques Aubé.
«À l’aube du centième anniversaire de l’édifice, nous voulons lui redonner son lustre et montrer aux résidants de la Petite-Bourgogne et aux Montréalais que le Corona est toujours un lieu branché», a-t-il fait savoir.
On se souviendra que l’Institut des arts de la scène, une société sans but lucratif mise sur pied par Luc Laperrière et le producteur Robert Vinet, s’était porté acquéreur du Corona en 1997. Le théâtre avait rouvert ses portes en 1998 au terme de rénovations ayant coûté plus de 2 millions de dollars. Robert Vinet a décidé de vendre le théâtre l’année dernière pour des raisons financières. (A.D.)