Un nouveau restaurant aura pignon sur rue à Saint-Henri pour la fête des amoureux, à la mi-février 2012, et le principal responsable dans cette entreprise fait appel à la communauté locale dans le but de trouver un nom au nouveau resto. À l’heure de la communication instantanée et du «branding», voici la petite histoire d’un rendez-vous festif en devenir.
Mathieu Bonneau planche ces semaines-ci sur le lancement d’un resto tout neuf et son bébé naîtra dans moins d’une saison. L’entrepreneur est déjà derrière le démarrage de quatre autres tables à Montréal.
Déjà quelques très bonnes informations peuvent être divulguées : l’adresse du futur resto est le 4370, rue Notre-Dame, ouest, dans le très sympathique quartier Saint-Henri qui dénombre déjà quelques petits péchés mignons pour se sustenter.
Mieux encore, on peut échanger avec Mathieu et ses disciplines sur Facebook (1 table à St-Henri), sur Internet (www.1tableasthenri.com, en construction) et sur Twitter (@1tableasthenri). On y publicise même la vocation qui fera recette: «Quatre chefs, un projet. Du crayon à l’assiette, suivez l’aventure de quatre passionnés de cuisine dans les étapes de la création du prochain resto branché de Saint-Henri.»
«On cherche un nom de restaurant qui identifie justement le quartier, explique M. Bonneau. Dans le roman « Bonheur d’occasion » de Gabrielle Roy, il y a le ‘’Quinze cennes’’ qui fait référence directe au quartier des années 40. On veut respecter les gens du coin, tenter de faire un clin d’œil aux résidants. On sait que durant la première moitié du siècle dernier, le quartier pullulait de tanneries et d’usines de cordage.»
«On fait appel à la communauté immédiate parce que l’on pense que d’excellentes suggestions émergeront; des noms du resto qui identifieront bien ce coin de Montréal en pleine expansion. On aimerait un nom court, qui se dit aussi bien en français qu’en anglais. On avait fait le même exercice pour un autre de nos restos, L’Emporte-pièce. On avait même publié deux ou trois plans de salle sur internet et les gens avaient bien embarqué dans le jeu… Avec le web, durant les trois mois qui viennent, on renseigne les clients éventuels des avancements de la construction. Ainsi, le resto devient la création d’un peu tout le monde. (…) Même les choix écologiques, comme les outils, les contenants utilisés, seront publiés sur le site.»
Si quelques indices demeurent en suspens, Bonneau connaît déjà les premiers éléments qui composeront le menu. «En se ravitaillant au marché Atwater, un autre fleuron du coin, nous allons bâtir une cuisine de saison d’inspiration française avec les produits du marché. De sorte que notre menu sera rédigé quatre ou cinq fois par année. La cuisine québécoise s’est beaucoup raffinée depuis une vingtaine d’années. Et c’est sans doute par une question d’influence qu’elle s’est développée ainsi. On a beaucoup de produits locaux de grande qualité. »
«Nous avons, par exemple, retenu un torchon de foie gras avec un cidre de pommes québécois. Il nous est également obligé d’offrir les classiques, tels les tartares, la bavette, les poissons. L’éventail est très large. Une chose est sûre, notre restaurant sera du genre emporter son vin.»
Le prix des entrées variera de 8$ à 13$ et les plats principaux de 20$ à 27$. Le resto sans nom entend d’abord ouvrir uniquement de soirs, sept jours semaine, de 18h à 22h, en attendant une étude de marché qui indiquera s’il y a lieu d’ouvrir également le midi.
La table est donc mise avant même l’ouverture du restaurant: parions que, hormis les suggestions de noms de commerce et de configurations intérieures, de nombreuses suggestions de plats viendront également emplir les menus Facebook et Twitter de «1 table à St-Henri».