lang="fr-FR" > Deux journées à discuter de l’avenir de Griffintown
Sud-Ouest

Deux journées à discuter de l’avenir de Griffintown

Ayant entrepris à la fin de 2011 une consultation en ligne sur le développement du secteur Griffintown, l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM) a tenu un colloque et une journée portes ouvertes sur le sujet les 20 et 21 janvier à l’École de technologie supérieure. Spécialistes de divers horizons et simples citoyens préoccupés par l’avenir du quartier ont été nombreux à participer.

Des participants au colloque, dont l’architecte Phyllis Lambert, fondatrice du Centre canadien d’architecture, n’ont pas caché leur étonnement face à la tenue de consultations publiques alors que de nombreux projets immobiliers sont déjà en cours de réalisation ou à l’étude. «Le quartier est déjà avancé dans ses changements, a souligné Mme Lambert. C’est un peu tard dans le processus.» Conférencier invité, l’architecte et designer urbain Kenneth Greenberg s’est montré optimiste. «Il n’est jamais trop tard. On peut travailler autant qu’on peut au moment actuel», a soutenu l’ex directeur du Service Urban Design and Architecture de la ville de Toronto.

Brossant un état des lieux, des fonctionnaires du service d’urbanisme de la Ville de Montréal ont soutenu que tout n’était pas joué. Les consultations portent sur un secteur délimité par l’autoroute Bonaventure, à l’est, jusqu’à la rue Georges-Vanier, à l’ouest, et bordé par le canal de Lachine, au sud, et la rue Notre-Dame, au nord. On parle d’une zone plus importante que celle du programme particulier d’urbanisme (PPU) Peel-Wellington adopté par la Ville il y a quelques années alors que le développeur Devimco caressait un projet immobilier de grande envergure pour Griffintown.

Présentement, les projets à l’étude et en développement représentent seulement 30% des terrains vacants de la zone, on précisé les fonctionnaires, notant que 17 projets immobiliers, surtout résidentiels, sont à l’étude, et que plusieurs sont à l’extérieur des limites du PPU Peel-Wellington.

Cela dit, il est vrai que plusieurs projets sont en branle au moment où la communauté est consulté sur l’avenir du quartier: Les Bassins du Nouveau Havre sur l’ancien site de tri postal, le projet District Griffin de Devimco ainsi que les projets Le Griffix et Le William pour ne nommer que ceux-là.

En 2006, on comptait dans Griffintown 454 unités de logements où vivaient 800 personnes. Aujourd’hui, on dénombre plus de 1500 unités de logement et une population de 1700 habitants, en incluant les résidences de l’ETS. D’ici quelques années, le nombre de nouvelles unités de logement tournera autour de 8200, incluant 1200 logements sociaux et communautaires. La population sera d’environ 10 000 habitants.

Ce développement, des participants au colloque ont dit souhaiter qu’il se fasse en tenant compte de divers facteurs: mixité d’usages, protection et mise en valeur de l’histoire du quartier, etc. Pour Kenneth Greenberg, il importe également d’offrir différents types d’unités de logement, de répondre aux besoins des jeunes familles, des aînés. Il faut également avoir en tête l’aspect économique en offrant des habitations à loyer modique, a-t-il dit. «C’est un projet de société. Ce n’est pas juste du développement, a insisté M. Greenberg. C’est un cadre de vie dont nous allons hériter, dont nos petits-enfants vont hériter.»

Prochaine étape des consultations publiques: l’audition des mémoires, qui aura lieu le 13 février. Information au www.ocpm.qc.ca/griffintown.

Articles récents du même sujet

Exit mobile version