L’opposition ne faiblit pas face à la décision de la Société des alcools du Québec (SAQ) de fermer en avril la succursale de Pointe-Saint-Charles. À l’invitation d’Action-Gardien et du Syndicat des employé-es de magasins et de bureaux de la SAQ (CSN), des citoyens ont pris part à une manifestation, le 2 mars. Au terme d’une marche, ils ont déposé des bouteilles vides au bureau de comté de la députée de Saint-Henri–Sainte-Anne et ministre responsable des Aînés, Marguerite Blais. Une manière de faire pression sur le gouvernement.
Le maire de l’arrondissement du Sud-Ouest, Benoit Dorais, a lui aussi demandé au gouvernement du Québec de «rappeler la SAQ à l’ordre».
Par voie de communiqué de presse, il a dit comprendre les citoyens qui ont manifesté. «Les gens sont déçus et inquiets de voir la SAQ quitter la rue commerciale de leur quartier. Ils savent bien que cela met en péril les efforts de revitalisation mis de l’avant par l’arrondissement, les commerçants et les groupes du milieu», a commenté M. Dorais.
«Pour ma part, a indiqué le maire, je continue de croire que la ministre Blais fera de ce dossier une priorité et qu’elle réussira à convaincre son collègue aux Finances, Raymond Bachand, d’intervenir pour changer cette décision.»
«L’arrondissement continuera de travailler pour le maintien de ce levier économique collectif essentiel à la revitalisation de ses artères commerciales», a assuré le maire rappelant «que la Ville de Montréal, avec le programme PR@M-Commerce, et le gouvernement du Québec, à travers ses subventions à l’organisme Rues principales, investissent année après année de l’argent pour revitaliser les artères commerciales».
«Détenir un monopole est un privilège qui vient avec des responsabilités sociales, a insisté Benoit Dorais. La SAQ doit reconnaître qu’elle a aussi la responsabilité d’offrir des services de proximité et de ne pas nuire aux efforts de revitalisation des artères commerciales des villes.» (A.D.)