Mais voilà que des documents de cour obtenus par le USA Today au cours des derniers jours prouvent non seulement que le problème existe depuis longtemps, mais que le constructeur en connaissait l’existence. Il n’avait toutefois pas jugé bon de corriger la situation.
En fait, selon la poursuite enregistrée à la suite du décès accidentel d’une infirmière en Georgie, il semble que les ingénieurs qui testaient la voiture en 2004, avant même sa sortie sur le marché, aient eux-mêmes détecté le problème.
La défectuosité est importante: en raison d’un problème dans le contact, le barillet de la clé peut se tourner en roulant et provoquer l’extinction du moteur, ou empêcher les coussins gonflables de se déployer lors d’un accident.
Pour corriger le tir, le constructeur n’aurait qu’à installer un petit capuchon empêchant le barillet de se retourner. En 2005, une note de service expédiée aux concessionnaires expliquait d’ailleurs le problème et la solution, mais jamais un rappel n’a été effectué. Seuls les clients qui se plaignaient obtenaient la réparation de leur voiture.
Le responsable de l’ingénierie dans ce dossier a témoigné en cour, affirmant que la solution proposée était temporaire, qu’elle ne réglait pas le problème définitivement. Une entente hors cour est survenue entre la famille de l’infirmière décédée et General Motors.
Pour le moment, les dirigeants de General Motors se refusent à tout autre commentaire.
