Vous est-il déjà arrivé d’avoir le souffle coupé par la surprise, ou parce que quelque chose accélérait trop rapidement? Un peu comme lorsqu’on prend place sur la piste à bord d’une voiture de course, ou qu’on passe ses week-ends dans les gigantesques montagnes russes des grands parcs d’attractions.
Quand j’ai pris le volant de la Dodge Challenger Hellcat, rien ne m’avait préparé à l’expérience que j’allais vivre. Non, je n’ai pas conduit en fou et non je n’ai pas confondu les rues de la ville avec une piste de course, rassurez-vous. Mais ce n’est pas nécessaire. Une simple pression un peu trop prononcée sur l’accélérateur, et vous sentez déjà la pression atmosphérique changer et avez l’impression de vous retrouver au volant d’une fusée, rien de moins.
Vous ai-je dit que le moteur Hellcat, un V8 de 6,2 litres (qui se retrouve aussi désormais sous le capot de certains Dodge Charger) abrite une cavalerie de 707 chevaux, et un couple astronomique de 650 lb-pi. Concrètement, cela signifie tout simplement des accélérations de fusée, et une vitesse de pointe qui doit certainement frôler le mur du son!
Attention cependant, ce genre de véhicule n’est pas pour tout le monde, loin s’en faut. Il est nécessaire d’avoir une discipline de fer pour garder le pied droit tout léger sur l’accélérateur et éviter de dépasser des vitesses raisonnables. Malgré cela, la Challenger Hellcat procure des sensations de conduite que l’on éprouve rarement.
Vous me direz sans doute que je ne suis pas objectif, étant déjà vendu aux mérites du Challenger, peu importe sa déclinaison. Et vous n’aurez pas tort. J’aime sa silhouette longue et large, digne des véritables Muscle Car des années 1960 dont elle est la digne descendante. J’adore ses feux ronds à l’avant; dans la pénombre, on dirait presque des yeux de fauve prêt à bondir.
Dans l’habitacle, la Hellcat propose un cuir beige de belle qualité, et des sièges enveloppants à souhait. Cela est nécessaire me direz-vous, car il arrive que les virages soient un peu raides…
La voiture offre tout le confort propre aux Challenger haut de gamme, incluant les systèmes multimédias à commandes vocales, une caméra de recul avec un écran de grande dimension et, bien sûr, des sièges et un volant chauffants. Bref, la Hellcat confirme son appartenance à la famille des coupés bien outillés.
Un dernier mot, inévitable, sur le ronron somptueux du moteur. Cette vibration donne ni plus ni moins la chair de poule et confère toute sa personnalité à la voiture. J’en suis tellement fervent en fait, que j’ai à peine utilisé la radio, ne voulant pas couvrir cette douce symphonie pétrolière. Car, vous vous en doutez, le terme «économie» ne fait pas partie des qualités de la Hellcat avec laquelle, même en faisant un peu attention, je n’ai pu faire mieux que 15,8 litres aux 100km.
Pour ou contre la Hellcat? Pour! Pour la sensation, la puissance et le bruit intense du moteur. Mais pour un usage quotidien, j’opterais probablement pour une version moins puissante de la même machine. Même moi, je peux être raisonnable parfois…
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Forces
- Sonorité magique
- Puissance titanesque
- Finition intérieure
Faiblesses
- Consommation
- Conduite exigeante
- Prix
Fiche technique
- Moteur : V8 de 6,2 litres suralimenté
- Puissance : 707 chevaux
- Couple : 650 lb-pi
- Transmission : manuelle à 6 rapports. Transmission automatique à 8 rapports en option.
- Rouage : propulsion
- Consommation : 15,8 l aux 100 km (combinée)
- Prix : 63 495 $
