Sports

La part d’ombre du judoka

Les Jeux olympiques sont l’endroit idéal pour découvrir des athlètes dont nous oublierons l’existence deux jours après.

S’entraîner quatre ans pour quelques minutes de gloire avant de retourner dans l’ombre pourrait sembler un peu fou dans tête pour quiconque ne vit que par le regard des autres. Mais il n’y a pas que la gloire. Il y a aussi le dépassement de soi. En tout cas c’est ce qu’on a compris des pubs à la télé pendant les Olympiques.

Le judoka Antoine Valois-Quelquechose (vous voyez, on l’a presque déjà oublié) a dit avoir sacrifié sa famille pour raffiner sa technique de faire faire une pirouette à un gars par-dessus sa tête. Faut vouloir.

Quatre ans à pratiquer les mêmes gestes répétitifs vêtus d’une robe de chambre, loin de chez soi, pour finalement ne pas atteindre ses objectifs. Voilà qui doit être frustrant.

Mais nos athlètes savent que leurs efforts ne sont pas vains. Ils sont forts et en santé, contrairement à nous qui passons nos vies à pratiquer les mêmes gestes répétitifs sur notre télécommande, vêtus d’une robe de chambre.

Et surtout, le judoka saura se défendre adéquatement s’il se fait attaquer en chassant le Pokémon dans une ruelle. Nous pas. Et ça, ça vaut de l’or.

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