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«C'est comme la veille de Noël», soutient Beaulieu

Paul Chiasson / La Presse Canadienne

Alexis Bélanger-Champagne, La Presse canadienne - La Presse Canadienne

BROSSARD, Qc — À un peu plus de 24 heures du début de leur série de premier tour face aux Rangers de New York, les joueurs du Canadien se sentaient «comme à la veille de Noël», a affirmé le défenseur Nathan Beaulieu.

«C’était décevant de ne pas participer aux séries l’an dernier, car c’est la portion la plus amusante de la saison, a rappelé le défenseur âgé de 24 ans qui avait participé aux parcours printaniers du Tricolore en 2014 et 2015. C’est excitant d’être de retour dans la course.

«Nous nous sommes bien préparés au cours des derniers jours. C’est un peu comme la veille de Noël. Nous avons tous hâte à mercredi.»

Le Canadien a vécu un moment inquiétant à l’entraînement, mardi, quand le capitaine Max Pacioretty a été atteint près de l’oeil gauche par le bâton de Michael McCarron. L’entraîneur Claude Julien s’est toutefois dit très optimiste de voir Pacioretty en uniforme, mercredi soir.

Le seul joueur non disponible pour cette rencontre devrait être le défenseur Alexei Emelin, blessé au bas du corps.

Le Canadien comptera donc sur des forces presque complètes pour tenter de contrer les Rangers.

«La vitesse tue. Nous croyons avoir un club rapide, mais c’est aussi leur cas, a noté Beaulieu. Ils ont une bonne défensive qui déplace bien la rondelle et nos attaquants en auront plein les bras. Il faudra neutraliser leur vitesse.»

À New York, l’entraîneur Alain Vigneault a aussi répété qu’il s’attendait à un match «disputé à rythme élevé» face au Canadien.

Les deux équipes se connaissent bien, les deux entraîneurs aussi, et on ne s’attend pas à des surprises pour le premier match de la série.

«Avec tous les outils à notre disposition de nos jours, il est difficile de surprendre l’autre équipe, a admis Julien. Et les équipes ne vont pas changer leur façon de jouer quand elle leur a permis d’atteindre les séries.»

Le Canadien aurait pu surprendre un peu les Rangers s’il n’avait pas joué contre la formation new-yokaise depuis que Julien a pris la relève de Michel Therrien derrière le banc de l’équipe, le 14 février. Les deux équipes ont toutefois croisé le fer deux fois après le changement d’entraîneur, alors que le Canadien a complété le balayage de la série saisonnière.

De plus, Julien a rappelé qu’il n’avait pas effectué énormément de changements tactiques après son arrivée.

«J’ai plutôt tenté de peaufiner certaines choses, a-t-il expliqué. Nous avons resserré le jeu en défensive. Quand les gars reviennent dans leur zone, ils freinent à la place de pivoter en s’éloignant du jeu. Ça nous aide à freiner les élans de l’adversaire plus rapidement et à reprendre possession de la rondelle. Nous jouons aussi avec un schéma 1-1-3 en zone neutre et les joueurs l’appliquent mieux.»

Une occasion à saisir

Si les joueurs ressentaient une certaine frénésie à la veille des séries, c’est aussi parce qu’ils sont conscients que la «vraie» saison commence, celle de la marche vers la coupe Stanley.

Le Tricolore compte deux joueurs ayant gagné les grands honneurs — Andrew Shaw et Dwight King — et le reste du groupe espère se fier à leur expérience pour se rendre jusqu’au bout.

«Nous travaillons pendant toute la saison pour nous rendre ici, a rappelé Beaulieu. Le premier objectif a été atteint, celui de nous qualifier, mais toutes les équipes repartent à zéro. Tout le monde mérite d’être là et chaque équipe espère profiter de cette occasion.»

Pour un vétéran comme Steve Ott, qui est âgé de 34 ans et qui a disputé 55 matchs de séries en carrière, le sentiment d’urgence est peut-être encore plus fort, alors qu’il ne sait pas combien d’autres occasions il obtiendra avant l’heure de la retraite.

«C’est super d’avoir cette occasion et c’est le meilleur temps de l’année pour les joueurs de hockey, a-t-il déclaré. Je crois en ce groupe de l’entraîneur au gardien, en passant par les attaquants et les défenseurs. C’est un groupe tissé serré et nous sommes prêts pour les Rangers.»

De son côté, Julien aura la tâche de s’assurer que l’enthousiasme de sa troupe ne devienne pas un couteau à deux tranchants lors du premier match.

«Il ne faut pas regarder trop loin. Les gars doivent rester terre-à-terre, a-t-il insisté. En séries, il est important de prendre les choses un jour à la fois, un match à la fois.»

Mais il est temps de célébrer. Le Noël des hockeyeurs commencent enfin.

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