Les équipes anglophones sont au football universitaire ce que les routes sont au Québec. Elles sont là depuis longtemps, mais on ne s’en occupe pas vraiment. Or, on l’a vu lors du premier week-end d’action, ces formations misent elles aussi sur des joueurs d’exception qui méritent leur place au soleil. Cette chronique parle d’eux.
Kris Bastien (receveur) Stingers de Concordia
L’attaque des Stingers mise sur plusieurs bons éléments pour piquer au vif ses adversaires, mais Bastien est véritablement le poison qui donne à l’unité toute son efficacité. Le receveur de 6 pi 3 po et de 211 lb paralyse ses opposants avec des tracés de passe précis et une capacité à s’adapter au ballon une fois que celui-ci est lancé. Rarement voit-on un receveur amasser 208 verges. Eh bien, Bastien, lors du
premier match de la saison, a réussi l’exploit sans trop de problèmes en seulement 30 minutes de jeu…
Elie Ngoyi (ligne défensive) Gaiters de Bishop
Plusieurs joueurs de ligne offensive vous le diront, ce n’est pas plaisant d’avoir Elie dans le visage pendant 60 minutes de jeu. Avec un physique digne des héros de la Grèce antique, l’intimidant bonhomme originaire de Sherbrooke a dans le regard cette petite haine qui laisse sous-entendre «je vais te passer sur le corps».
Le duo Dallon Kuprowski-Jonathan Collin (quarts-arrières) Redmen de McGill
L’un est probablement le quart-arrière le plus excitant à voir jouer au football universitaire. L’autre est une ancienne étoile que les blessures sérieuses ont fait pâlir. Pas de doute, McGill compte sur deux excellents pivots dont la progression et surtout l’utilisation feront certainement couler beaucoup d’encre cet automne. Kuprowski, un joueur de deuxième année originaire de l’Ontario, est sans doute le quart le plus mobile dans les rangs universitaires québécois. S’il réussit aussi à faire respecter ses habiletés de passeur, les partisans des hommes en rouge en auront pour leur argent cette saison. Collin, lui, devra montrer qu’il n’a rien perdu en deux ans hors du terrain. Même s’il n’est pas à 100 %, il est trop talentueux pour ne pas ennuyer l’adversaire.