Analysons la dernière fin de semaine de football universitaire en mode western spaghetti.
Les bons
Le Vert et Or de l’Université de Sherbrooke est revenu en force. C’est avec un flegme digne des meilleurs personnages de Clint Eastwood que la formation de l’Estrie a pris la mesure des Redmen de McGill 46-14. Deux choses ressortent de sa victoire éclatante dans ce duel.
Le quart-arrière Jérémi Doyon-Roch, as de la gâchette, est le plus dangereux lorsqu’il a du temps pour repérer ses cibles. Ses quatre passes de touché et 340 verges aériennes cumulées sont les preuves les plus frappantes de son bon travail et de la qualité de la protection offerte par ses acolytes de la ligne offensive.
De plus, la défensive de Sherbrooke a aussi répondu par la bouche de ses canons. Après une sortie difficile contre les Carabins la semaine dernière, la tertiaire a particulièrement bien fait contre le jeu aérien de McGill en réussissant trois interceptions.
Les brutes
Ils ont été sans pitié. Froidement, les troupes de l’Université de Montréal ont fait mordre la poussière à leurs rivaux de Concordia. Ce n’est pas tous les jours qu’on voit une équipe réussir neuf sacs du quart!
Si le Rouge et Or fait office de «méchant» depuis quelques années, on ne peut s’empêcher de considérer les Carabins comme l’homme à abattre en 2012. D’ailleurs, il y a quelque chose qui semble briller dans les yeux des joueurs de Danny Maciocia cette saison. Peut-être l’instinct du tueur…
Les truands
C’est le rôle qu’on attribuera au Rouge et Or après deux semaines d’activité. Maladroite, la formation du 418 a eu besoin de tout son petit change pour venir à bout de deux adversaires moins bien armés que la moyenne : McGill et Bishop. Et malgré tout, c’est sans grande élégance qu’ils se sont sauvés avec le butin: leurs deux premiers gains de l’année. Une victoire, c’est une victoire.
Évidemment, il est encore tôt. Et au football universitaire, on ne doit jamais rejeter un scénario où ces rôles seraient interchangés.