MONACO — Les dirigeants de l’athlétisme en Afrique du Sud se disent prêts à se présenter devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) pour contester de nouvelles règles qui pourraient empêcher des femmes dotées de hauts niveaux naturels de testostérone de participer à des courses de demi-fond.
La Fédération sud-africaine d’athlétisme qualifie ces règles de «biaisées» et se dit prête à «aller de l’avant auprès du TAS pour plus d’aide sur la question» si l’Association internationale des fédérations d’athlétisme (IAAF) les maintient.
La Sud-Africaine Caster Semenya, double médaillée d’or du 800 mètres aux Jeux olympiques, est l’athlète la plus connue qui pourrait être touchée par ces règles qui ne font pas l’unanimité auprès des experts.
La IAAF soutient que les femmes dotées de niveaux de testostérone anormalement élevés détiennent un avantage vis-à-vis les autres femmes. L’organisation compte, à partir du 1er novembre, de limiter les inscriptions pour les courses de 400 m jusqu’au mille, lors d’épreuves internationales, aux femmes montrant des niveaux de testostérones en dessous d’un seuil spécifique.