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La décision de la FSQ a été «mal évaluée»

Marc Tougas - La Presse Canadienne

MONTRÉAL – La décision initiale de la Fédération de soccer du Québec (FSQ) d’interdire le port du turban a été prise de façon un peu trop précipitée, selon l’un des participants à la réunion du conseil d’administration qui a ultimement mené à la suspension de l’organisme par l’Association canadienne de soccer (ACS).

«Je pense que ç’a été mal évalué et la façon dont ç’a été présenté, et à la vitesse que ç’a été présenté — c’était, je pense, le dernier point à l’ordre du jour présenté au conseil d’administration —, il y a peut-être des choses dans l’approche (…) qu’il va falloir revoir», a indiqué Richard Gravel, directeur général de l’Association régionale de soccer de l’Outaouais (ARSO), mardi, lors d’un entretien avec La Presse Canadienne.

Le dossier du port du turban a été présenté aux membres du conseil d’administration de la FSQ par un membre du comité exécutif. Étant donné le code de fonctionnement de la Fédération, cette personne n’était pas en droit de recommander une décision dans un sens ou dans l’autre. Elle pouvait seulement présenter le dossier de façon neutre.

Selon M. Gravel, c’est peut-être pourquoi les membres du conseil n’ont alors pas saisi tous les enjeux et les conséquences découlant de la décision qu’ils allaient prendre.

«Ce dossier-là n’a pas que des enjeux de soccer, a souligné M. Gravel. Il y a des enjeux politiques et sociaux aussi, qui doivent tenir compte du fait que le Canada — et le Québec aussi — se présente comme une terre d’accueil qui doit placer les gens dans des conditions favorables à l’intégration et l’inclusion.»

M. Gravel prévoyait assister à la réunion du conseil d’administration de la FSQ, mardi soir, qui visait à déterminer s’il y avait lieu de renverser sa décision initiale sur le port du turban. Le directeur général de l’ARSO prévoyait «pousser énergiquement» pour convaincre ses collègues de se rallier à la position de l’ACS, qui a décidé de permettre le port de turbans même en l’absence d’une position claire de la part de la Fédération internationale de football (FIFA).

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