lang="fr-FR" > Ma lettre à Adonis
Sports

Ma lettre à Adonis

Après avoir flanqué une correction à Tony Bellew, Adonis Stevenson est allé livrer un deuxième combat, hier soir, au Colisée.

Le champion du monde des mi-lourds n’a vraiment pas apprécié que la presse essaie de l’écraser en dévoilant son lourd passé criminel, à quelques jours du grand affrontement. Superman pense maintenant quitter le Québec pour qu’on le laisse en paix.

«Je figure à la première page lorsque c’est négatif, mais lorsque je suis devenu champion du monde, je n’apparais pas dans les premières pages. C’est du racisme, ça !», a-t-il lancé aux médias après le combat.

Adonis, je ne suis pas d’accord. Ce n’est pas du racisme.

Les Québécois et le monde entier ont le droit de savoir que le boxeur, le champion, l’homme qu’ils vénèrent a déjà battu et forcé des filles à se prostituer. Qu’il a déjà, jadis, accepté que ses employées se fassent violer si elles ne faisaient pas le sale travail. On a le droit de savoir qu’Adonis «Superman» Stevenson n’a pas toujours été un héros.

Adonis, tu as réussi de façon remarquable à t’extirper d’un univers crapuleux inimaginable. Personne ne peut dire le contraire. Devenir champion du monde de boxe à 35 ans et livrer 4 combats en moins de 9 mois; c’est immense, démentiel,  plus qu’ admirable!

Maintenant, il ne te reste qu’une chose à faire : assumer. Impossible d’effacer un passé. Il est temps de prendre pleinement le blâme et  de raconter au public ton histoire. La vraie histoire, pas celle des journaux. Partage ta force et ta volonté de surmonter n’importe quel obstacle. Quitter le Québec, c’est prouver que tu n’as rien d’un champion.

Allez Adonis. Allez mon gars. Prouve-nous qu’être Noir au Québec, ce n’est pas juste être un voleur, un dealer de drogue ou un pimp.

Articles récents du même sujet

Exit mobile version