lang="fr-FR" > Canadien, l’Arctique et les immigrants
Sports

Canadien, l’Arctique et les immigrants

La pause olympique a cela de plate: elle force l’amateur de Canadien à regarder la vie avec un peu de perspective, car il n’a rien d’autre à faire.

Cela pourrait le conduire à la déprime, surtout s’il regarde les Olympiques, ­ mais heureusement, l’amateur recommence à voir Canadien au bout du tunnel. Sans compter que nous sommes là pour parler de Canadien lorsque Canadien ne joue pas.

Peut-­être êtes­-vous comme nous, mais lorsque Canadien ne joue pas, il nous arrive de commencer le journal par l’autre bord, plutôt que par les sports. C’est ainsi qu’on a appris que l’Arctique n’est plus aussi brillant et blanc qu’il y a 30 ans en raison de la glace qui, selon une étude publiée cette semaine, fondrait dans l’océan. Cela nous a bien sûr fait penser à Canadien. Et à la glace sur laquelle il joue. Fond­-­elle, cette glace? Oui, sur demande. L’été notamment. Mais Canadien a le contrôle sur sa glace, grâce à la technologie ainsi qu’à un gars­ qu’on-­ne-­sait-­pas-­c’est­qui, qui s’en occupe.

Si Pierre Gervais, le gérant de l’équipement de Canadien, a été prêté à l’équipe canadienne de hockey pendant les Jeux olympiques étant donné que son expertise en matière de séchage de gants et de placement de patins dans une poche de hockey se distingue largement de celle du gars qui fait la même job avec les Panthers en Floride, pourrait-­on imaginer être en mesure d’appliquer la technologie du refroidissement de la glace du Centre Bell à l’océan Arctique? Cela demanderait sans doute l’achat de quelques zambonis, mais tant qu’à risquer de tous crever noyés, l’investissement en vaut sans doute la peine.

[pullquote]

En commençant la lecture du journal par l’autre bord, on a aussi appris cette semaine que Canadien inspirait le gouvernement du Québec, qui souhaite modifier sa loi sur l’immigration et mettre fin à la politique du «premier arrivé, premier servi». Longtemps, Canadien a signé les joueurs autonomes qui voulaient venir jouer à Montréal, à défaut de choisir les bons. Depuis qu’il a resserré ses critères, ce que le gouvernement souhaite faire également en dressant une liste de critères bien définis comme, on l’espère, «prendre pour Canadien», il faut bien reconnaître que Canadien n’arrive plus à signer grand monde.

À part des joueurs finis, comme dans le temps où il accueillait essentiellement ceux qui voulaient venir jouer à Montréal. Bref, Pauline, pas besoin de mettre à jour ta loi sur l’immigration, ça ne changera rien.

Bon, on va recommencer à lire le journal par les sports, Canadien a repris l’entraînement.

Articles récents du même sujet

Exit mobile version