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Le CH défait les Bruins 4-3 en prolongation

Robert Laflamme - La Presse Canadienne

BOSTON – C’est comme si le Canadien n’avait pas arrêté de jouer. Enfin presque. Neuf jours après avoir remporté son duel de premier tour en séries éliminatoires, le Tricolore a relancé la rivalité contre les Bruins de Boston en l’emportant 4-3 en deuxième période de prolongation, jeudi, devant 17 565 spectateurs au TD Garden.

P.K. Subban, avec son deuxième but de la soirée en supériorité numérique, a mis fin au suspense à 4:17. La pénalité imposée à Mark Bartkowski était commencée depuis à peine sept secondes.

La victoire a été signée Carey Price qui a été spectaculaire en prolongation. Et n’eut été de son brio en temps réglementaire, il n’y aurait pas eu de surtemps. Price a repoussé 48 lancers au total, tandis que son opposant, Tuukka Rask, a stoppé 29 tirs.

«Je l’ai déjà dit, et je le répète: Carey est selon moi le meilleur gardien au monde», a lancé Subban.

«Carey a été fantastique», a affirmé l’entraîneur Michel Therrien.

«Je retiens plusieurs aspects positifs, comme les deux buts obtenus en supériorité numérique. La chose la plus importante, nous avons trouvé une façon de l’emporter.

«Nous avons manqué de synchronisme. Ça paraissait que nous étions un club qui n’avait pas joué depuis neuf jours. Je suis convaincu que nous serons meilleurs dans le deuxième match.»

C’est la première fois que le CH signe cinq victoires d’affilée en séries depuis l’année de sa dernière conquête de la Coupe Stanley, en 1993.

À l’attaque, le trio de Lars Eller, avec Brian Gionta et Rene Bourque, a repris là où il avait laissé face au Lightning de Tampa Bay.

Bourque a réussi son quatrième filet des séries, en plus d’amasser une aide, et Eller et Gionta ont récolté une aide chacun. Francis Bouillon a été l’autre marqueur.

Le défenseur Johnny Boychuk avait envoyé les équipes en surtemps, en marquant à 1:58 de la fin de la troisième période.

Reilly Smith et Torey Krug avaient permis aux Bruins d’effacer un retard de deux filets, au début du troisième vingt.

Le premier chapitre de la rivalité a été palpitant à souhait, et ça promet en vue du deuxième affrontement samedi midi, à Boston.

«Il n’y a pas de panique à avoir. Ce n’est qu’un match, a commenté l’entraîneur des Bruins Claude Julien. Nous avons démontré énormément de ténacité. À compter de la deuxième moitié de la deuxième période, nous avons imposé notre rythme. S’il y a un regret, c’est de ne pas avoir marqué au cours de la première période de prolongation. Nous devons être plus habiles à saisir nos chances.»

Price «dérouillé»

On s’attendait à ce que le Canadien soit rouillé et à ce que les Bruins tentent de profiter de la situation.

C’est ce qui s’est produit. Heureusement pour le CH, son élément le plus important, Price, n’affichait aucune trace d’oxydation dans son jeu.

L’attaque massive qu’on a pu déployer à mi-chemin dans la période a représenté l’occasion souhaitée pour se donner du rythme… et prendre les devants!

À 11:23, Rask a paru ne rien voir du long tir des poignets de Subban, qui a fait secouer les cordages à sa droite.

Avance doublée

Les Bruins ont poursuivi leur domination au deuxième vingt (9-7 dans les lancers). Ça n’a pas empêché le Canadien de doubler son avance, tôt dans l’engagement. Bourque a déjoué Rask à l’aide d’un tir entre les jambières, à 3:38, au terme d’une descente en surnombre.

Eller a fait payer au défenseur Torey Krug le revirement qu’il a commis en zone centrale, et le Danois a récolté au moins un point pour la cinquième fois en autant de matchs.

Pour le reste, Price a continué de fermer la porte. Il a été particulièrement brillant pendant le premier jeu de puissance des Bruins à la 15e minute. Il a également vu la chance lui sourire, la frappe du défenseur Dougie Hamilton heurtant le poteau à sa gauche.

Le vent tourne

Tôt en troisième, les hôtes ont renversé la vapeur. Le but de Smith à 2:44 était le pire scénario pour le CH. Smith a décoché un tir qui est passé par-dessus Price, accroupi.

Les Bruins ont fait 2-2 à 6:30 après un jeu de puissance grâce à Krug, qui a dégainé du haut du cercle d’engagement à la droite de Price.

Therrien a alors utilisé le temps d’arrêt à sa disponibilité. Ça n’a pas refroidi l’ardeur des Bruins et de leurs partisans.

Le trio d’Eller est venu à la rescousse et il a été l’artisan du but de Bouillon, à 12:09.

Les Bruins n’avaient évidemment pas dit leur dernier mot. Ils ont exercé une pression quasi insoutenable jusqu’à ce que Boychuk ne fasse mouche, à 18:02.

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