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Mike Babcock prêt pour un imposant défi

Rédaction - La Presse Canadienne

TORONTO – Mike Babcock est officiellement devenu l’entraîneur-chef des Maple Leafs de Toronto jeudi, affirmant au passage qu’ils formaient «l’équipe du Canada» et qu’ils doivent regagner leurs lettres de noblesse et retrouver du prestige.

Âgé de 52 ans, Babcock est le 30e instructeur de l’histoire de la formation torontoise. Il s’ajoute à une liste de renom qui inclut Dick Irvin, Hap Day, Joe Primeau, King Clancy, Punch Imlach, Pat Burns et Pat Quinn, entre autres.

Son curriculum vitae est prestigieux. En dix saisons passées avec les Red Wings de Detroit, il a affiché un dossier de 458-223-105 et mené l’équipe aux séries éliminatoires chaque année. En carrière, sa fiche dans la LNH est de 527-285-19-119 en 950 rencontres réparties entres les Wings et les Ducks d’Anaheim.

Il a mené les Red Wings à la conquête de la coupe Stanley en 2007-2008, et le Canada à des médailles d’or aux Jeux olympiques de Vancouver, en 2010, et de Sotchi, en 2014. Auparavant, il avait aidé le Canada à récolter l’or au Championnat du monde, en 2004, et au Championnat mondial junior, en 1997.

Babcock est perçu comme un entraîneur bien préparé, qui sait communiquer ce qu’il veut et qui n’apprécie pas arriver à court de ses attentes.

L’ancien mentor des Red Wings prendra les rênes d’un groupe qui a terminé au 27e rang dans la LNH en 2014-2015, avec une fiche de 30-44-8, et qui n’a pas gagné la coupe Stanley depuis 1967, alors que Babcock était âgé de quatre ans.

Lors d’une conférence de presse courue au foyer du Air Canada Centre, jeudi matin, Babcock a dit être emballé d’occuper ce poste. Il a cependant averti que l’aventure sera longue, mais promis qu’elle sera très agréable. Et il a ajouté qu’il n’était pas effrayé par le défi qui l’attend.

«Je suis arrivé ici avec les yeux grands ouverts», a-t-il résumé.

Babcock a clairement fait savoir aux journalistes qu’il est conscient de la tâche qui l’attend, et qu’il n’aura aucun problème à oeuvrer dans l’énorme marché que représente Toronto.

«Ce sera un imposant, imposant défi», a-t-il reconnu.

Devant la meute de journalistes, ce fut une prestation de qualité de la part du vétéran entraîneur-chef, qui est parvenu à mettre ses atouts à l’avant-plan sans pour autant donner l’impression d’être prétentieux. Babcock se présente avec le poids de grandes attentes, sans oublier un contrat d’une durée de huit saisons qui lui rapporterait 50 millions $ US, faisant de lui l’entraîneur-chef le mieux payé dans la LNH, et de loin.

«J’aimerais bien répondre à cette question, Shanny (Brendan Shanahan, le président des Maple Leafs)», lorsqu’un journaliste l’a interrogé au sujet du faramineux contrat, suscitant les rires de son auditoire.

Babcock a ensuite déclaré que ce contrat était l’engagement des Maple Leafs à la réussite.

«Ils se sont engagés à long terme avec moi… En retour, je me suis engagé à long terme avec les Leafs et notre projet est de faire grandir l’équipe», a-t-il précisé.

La «fièvre Babcock» a envahi Toronto depuis l’annonce de sa signature, mercredi. Le Toronto Sun a consacré 14 pages à Babcock dans ses pages sportives. Les Maple Leafs ont utilisé une page entière du Toronto Star pour souhaiter la bienvenue au nouvel entraîneur-chef. À TSN, la manchette se lisait «L’ère Babcock commence» (Babcock Era Begins).

La piètre saison des Maple Leafs en 2014-2015 a mené aux congédiements de l’entraîneur-chef Randy Carlyle, de l’entraîneur-chef par intérim Peter Horachek et de plusieurs autres membres de l’organisation.

Shanahan, qui a déjà joué sous les ordres de Babcock, a promis de rebâtir l’équipe, qui n’a pas eu beaucoup de raisons de célébrer au cours des récentes décennies. Cette reconstruction a déjà commencé.

«Il y a des gens compétents ici, a déclaré Shanahan. Nous allons acquérir les services de gens compétents et nous allons les rendre meilleurs.»

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