Le président Barack Obama a reçu, mardi, la visite de celui qui est pressenti comme le successeur de Hu Jintao à la tête du parti communiste chinois. Xi Jinping, le numéro deux de l’Empire du milieu, était à la Maison-Blanche pour discuter entre autres des relations économiques entre les deux pays. La rencontre qui a duré près d’une heure et demie a débordé quelque peu de l’horaire prévu, un signe selon Obama de l’importance que revêtent la coopération et la relation entre les deux pays alors qu’ils font face à de nouveaux défis.
Avant sa rencontre avec Obama, Xi Jinping avait reçu un accueil un peu plus réservé, à la limite de la froideur, de la part de son homologue américain Joe Biden qui a insisté sur un partenariat entre les deux pays basé sur des règles très claires.
Lors d’un toast porté à Xi dans le cadre d’un dîner décoré pour la Saint-Valentin, Biden a tapé allègrement sur les doigts de la toute puissante Chine en étalant une longue liste de griefs, allant du vol de la propriété intellectuelle au non-respect des droits de l’homme en passant par le refus de la Chine d’appuyer les sanctions contre la Syrie.
Biden a affirmé que les américains étaient prêts à accueillir la compétition chinoise, mais que la coopération sur le long terme entre les deux pays ne pourrait être mutuellement bénéfique, sans un juste retour des choses. Il a en ce sens reproché à la Chine de maintenir artificiellement sa monnaie à la baisse, sans oublier les conditions qu’elle impose aux entreprises américaines qui veulent faire affaire en Chine.
Si on a pu reprocher à Stephen Harper de lâcher les droits de l’homme pour une poignée de dollars chinois, les rencontres d’hier de l’autre côté du 45e parallèle laissent croire que pour l’Administration Obama, il ne s’agira pas seulement de conter fleurette à la Chine.