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Harper lâche les droits de l'homme pour une poignée de dollars chinois

Certains défenseurs des droits humains étaient contents de la verticalité affichée par le premier ministre Stephen Harper, après son élection en 2006, quand il lâcha, grosso modo à la face du régime chinois, qu’il n’était pas question d’abandonner les valeurs canadiennes comme la défense des droits de la personne pour le tout puissant dollar.

Comme pour agacer ces opposants et autres spécialistes des questions internationales, Harper a reçu un an plus tard la bête noire du régime chinois: le dalaï-lama et a même refusé d’assister à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Pékin.

Deux mandats plus tard, c’est un autre Stephen Harper qui a pris l’avion cette semaine pour l’Empire du milieu, afin de continuer son opération de charme entreprise en 2010, lors de sa première visite. Que s’est-il passé depuis – qu’on a peut-être raté – pour que le chef du gouvernement canadien trouve brusquement les Chinois plus beaux ?

Ce revirement du gouvernement conservateur peut avoir plusieurs explications, dont entre autres la difficulté ou même l’impossibilité de réchauffement des relations avec l’administration Obama, alors que cela se passait si bien avec son prédécesseur, George W. Bush. Des proches d’Harper évoquent souvent le rejet du pipeline de Keystone XL, qui devait permettre d’acheminer le pétrole albertain sur le marché international, en passant par le Texas, pour expliquer le froid qui subsiste entre l’administration Harper et celle d’Obama.

Que les Conservateurs puissent vouloir capitaliser d’abord sur l’économie est une excellente chose – le Canada passe plutôt bien à travers l’actuelle crise économique mondiale –, mais comment peuvent-ils faire comme si tout allait bien en Chine? Les militants anti-gouvernementaux continuent d’être emprisonnés après de présumés jugements par des tribunaux bidons.

Les valeurs canadiennes ont-elles à ce point changé en six ans ou bien la réalité économique a-t-elle imposé cette génuflexion aux Conservateurs face au «tout puissant dollar»? C’est peut-être les deux.

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