Jim Irsay a eu raison. Libérer Peyton Manning était la seule solution logique pour les Colts d’Indianapolis.
Bien sûr, Irsay ne pouvait pas se permettre de payer un bonus de 28 M$ à un quart-arrière qui a subi quatre interventions chirurgicales au cou et qui n’a pas joué la saison dernière. Surtout qu’en l’absence de Manning, les Colts ont connu une saison de misère qui leur a garanti le premier choix au repêchage et l’occasion de sélectionner le meilleur es-poir à la position de quart depuis Manning lui-même : Andrew Luck.
N’empêche, le propriétaire des Colts doit avoir des sueurs froides en pensant à l’avenir. Et si Luck ne se développait pas assez rapidement? Ou, pire, s’il ne se développait pas du tout? Ce ne serait pas la première fois qu’un premier choix au repêchage ne remplit pas ses promesses.
Pendant ce temps, imaginez que Manning ne soit pas fini après tout. Qu’il mène une autre équipe à une participation aux séries, ou même au Super Bowl. Les partisans des Colts ne le pardonneraient jamais à Irsay.
Pour eux, il serait toujours le propriétaire qui s’est débarrassé du visage de la franchise depuis 1998. Du quart qui a atteint deux Super Bowls – et qui en a gagné un –, du quart qui compte quatre titres de Joueur par excellence et qui fait certainement partie du top 5 des plus grands de tous les temps à sa position. Jim Irsay, un propriétaire qui aime presque autant les projecteurs que Jerry Jones, ne veut certainement pas laisser ce genre d’héritage.
De toute façon, cela a peu d’importance en ce moment. Le divorce est confirmé, et on sait ce qui attend les Colts. Mais qu’en est-il de Manning? Présumons que le quart étoile est encore capable de jouer à un haut niveau pour une ou deux saisons. Où pourrait-il atterrir?
Contrairement aux joueurs autonomes sans compensation, qui doivent attendre le 13 mars avant de signer un nouveau contrat, Manning peut s’entendre avec une nouvelle équipe immédiatement. Et bon nombre de formations s’intéresseront à ses services.
- Destinations possibles
Les bons candidats
Certaines équipes ont beaucoup à offrir à Peyton Manning. Voici les destinations qu’il devrait sérieusement considérer :
49ers de San Francisco
Les Niners ont atteint la finale de la Nationale avec Alex Smith à la barre de l’attaque. La défensive californienne sera encore solide l’an prochain, puisque l’équipe s’est entendue avec ses joueurs-clés. Manning faisait de la magie avec Dallas Clark à Indianapolis, imaginez ce qu’il pourrait accomplir avec Vernon Davis, un ailier inséré beaucoup plus rapide que Clark. Les Niners manquent aussi de profondeur à la position de receveur de passes. La rumeur veut que Reggie Wayne, qui sera joueur autonome dans moins d’une semaine, ait envie de s’établir au même endroit que son quart. Cela réglerait un autre gros problème de la formation de Jim Harbaugh. Si Manning se joint aux 49ers, ces derniers seront parmi les plus grands favoris pour remporter le Super Bowl.
Dolphins de Miami
Les Dolphins comptent sur une défense au-dessus de la moyenne et sur une excellente ligne à l’attaque. De plus, le receveur Brandon Marshall n’a jamais joué à la mesure de son talent depuis qu’il a atterri àMiami à cause de la faiblesse des quarts en place. Tout cela changerait si Manning décidait de déménager en Floride. Autre élément important, le quart étoile aurait aussi la chance d’affronter son grand rival des Patriots de la Nouvelle-Angleterre, Tom Brady, deux fois par saison.
Les mauvais candidats
Peyton Manning recevra des offres de plusieurs formations. Par contre, il y en a certaines qu’il doit ignorer.
Jets de New York
Les hommes de Rex Ryan ont certainement besoin d’un quart supérieur à Mark Sanchez pour les mener à la terre promise. Le problème, c’est qu’il serait surprenant que Peyton accepte d’aller jouer dans les plates-bandes de son petit frère Eli, quart des Giants. Surtout si on considère que les Jets n’ont pas de problèmes seulement à la position de quart. Leur défense est beaucoup plus poreuse que les gens ne l’imaginent, et leur ligne à l’attaque n’est pas assez compétente pour protéger un quart dont la solidité est incertaine.
Redskins de Washington
Le propriétaire des Redskins, Dan Snyder, n’hésite pas à dépenser. Il est aussi du type à privilégier les solutions à court terme plutôt que les longues reconstructions. Il ne serait donc pas étonnant que Snyder offre une grosse montagne d’argent à Manning. Il serait toutefois surprenant que le quart étoile accepte de se joindre à une organisation aussi dysfonctionnelle.