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GES: efforts méritoires du secteur industriel québécois

Il n’est pas rare d’entendre le gouvernement Harper nous dire que la réduction des GES pourrait nuire à l’économie… Voyons un peu ce qui se passe du côté des entreprises québécoises. Pour la période 1990-2008, les émissions de GES du secteur industriel québécois ont diminué de presque 20 %; le chiffre exact est 19,1 %. La performance du secteur industriel québécois est remarquable et mérite d’être soulignée.

Il est probable qu’une partie de cette réduction des émissions industrielles soit due au ralentissement économique. Tout le monde le sait et s’en souvient, 2008 a été l’année de la crise financière et économique; celle-ci a entraîné un ralentissement marqué de l’activité économique en général et industrielle en particulier.

Malgré cette nuance, il convient de «rendre à César ce qui revient à César». Même si on ne considère pas les industriels comme des «saints», il est important d’être bon joueur et de reconnaître leur effort. Prenons l’exemple du secteur de l’aluminium. Au Québec, en 2007, les alumineries avaient réussi à réduire de 18 % leurs émissions de GES, en termes absolus, par rapport à 1990, dépassant ainsi de loin les objectifs de Kyoto. Si tous les secteurs économiques affichaient la même performance que l’industrie de l’aluminium, l’objectif de réduction de 20 % des GES d’ici 2020 serait dans la  poche! Moins 20 % en 2020, c’est l’objectif même que s’est fixé le gouvernement du Québec.

Il est bien clair dans mon esprit que le secteur industriel «a encore des croûtes à manger»! Par exemple, l’industrie utilise beaucoup de mazout lourd, qui est extrêmement polluant. Il est clair également que davantage d’efforts en termes d’efficacité énergétique permettraient de réduire encore davantage la consommation énergétique de l’industrie.

Dans tous les cas, ce que les chiffres nous disent, c’est que le secteur industriel est sur la bonne voie; qu’il est vraiment possible de faire quelque chose. Et pas seulement sur le plan individuel! L’industrie québécoise a réussi ce tour de force alors que sa production doublait entre 1990 et 2008… Comme quoi environnement et économie peuvent rimer ensemble, n’est-ce pas, M. Harper?

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