Le Québec semble en bonne position pour réaliser d’ici 2012 une réduction de ses émissions de GES de l’ordre de 6 % par rapport au niveau de 1990. Il atteindrait ainsi les objectifs que le Canada s’était fixés en 1997 à la conférence de Kyoto.
Les dernières données disponibles pour le Québec sont celles de l’année 2006. Elles indiquent une réduction marquée des émissions pour chacune des périodes suivantes : 2003-2004, 2004- 2005 et 2005-2006. Voilà qui est encourageant.
Objectif 2020
Par ailleurs, le premier ministre Charest a toujours affirmé que le Québec atteindrait les objectifs fixés par Kyoto. La solide performance du Québec le positionne avantageusement pour l’après Kyoto, c’est-à-dire pour la période 2012-2020.
Pour cette période, les meilleurs scientifiques de la planète estiment que, globalement, les émissions devront être réduites de 25 à 40 %. C’est ce qu’il faudra faire pour stabiliser le climat et mettre toutes les chances de notre bord pour éviter un dérapage climatique.
Pour la période 2012-2020, la ministre responsable du dossier, Mme Line Beauchamp, évoque divers scénarios : le Québec s’engagerait à des réductions se situant entre un minimum de 10 % et un maximum de 20 %.
S’attaquer d’abord au secteur du transport
Pour ma part, je suis tout à fait convaincu que le Québec peut réduire ses émissions de GES de 25 % d’ici 2020, toujours par rapport au niveau de 1990.
Si on veut continuer sur notre belle lancée, il faudra s’attaquer au secteur du transport. C’est lui qui produisait le plus d’émissions de GES au Québec en 2006; plus que toutes les industries réunies! Entre 1990 et 2006, les émissions du secteur du transport ont augmenté de 22 %; celles du secteur industriel ont baissé de 7 % sous les niveaux de 1990.
Qui dit s’attaquer aux émissions du secteur du transport, dit développer le transport en commun de façon à développer une solution de rechange à l’automobile solo. Or, développer le transport en commun coûte de sous.
Pour trouver ces sommes, la meilleure chose est d’attacher un coût à la pollution (la pollution est mauvaise) en même temps qu’on diminue les impôts sur le revenu du travail (travailler étant une bonne chose).