Depuis vendredi et jusqu’au 15 mai se tient la Quinzaine du commerce équitable, une occasion unique de s’informer et de découvrir les nombreux produits issus d’un commerce plus juste et équitable.
Il existe au Québec une grande diversité d’acteurs du commerce équitable qui s’engagent à le faire connaître dans différents milieux : auberges, cafés, groupes étudiants, écoles primaires, commerçants, musiciens, cinémas, clubs de soccer…
Aujourd’hui, on a accès à plus d’une vingtaine de produits équitables, dont les bananes, le coton, le vin, le quinoa et les épices. Leurs points de vente sont répertoriés sur le site d’Équiterre.
De retour cette année, les foires organisées à Montréal et à Québec ont permis aux gens de découvrir tout l’éventail des produits équitables. Au cours du week-end dernier, les Sherbrookois ont pu rencontrer les acteurs du commerce équitable de leur région lors du Salon de l’environnement et de la consommation responsable. Plusieurs autres activités sont aussi organisées dans les régions des Laurentides, de Lanaudière, de la Montérégie, de la Mauricie, de l’Estrie, de Québec et de Montréal pour célébrer et encourager un commerce plus juste.
Distinguer le vrai du faux
Depuis le tout début, des pas de géant ont été faits. Notamment, le commerce équitable s’est doté d’une certification, «Transfair Canada», qui permet de distinguer le «vrai» du «faux». Je vous encourage à rechercher ce logo au momen de faire vos achats.
Comme chacun sait, quand un projet se développe à un rythme soutenu, il arrive assez souvent que de «beaux problèmes» surviennent. C’est ce qu’on appelle des difficultés liées à la croissance.
Corinne Gendron, titulaire de la Chaire en développement durable et responsabilité sociale de l’UQAM, vient de publier un ouvrage sur la question : Quel commerce équitable pour demain?
Elle est d’avis que plusieurs projets de commerce équitable sont «très inspirants». Elle ajoute que «le mouvement a connu une croissance importante dans les dernières années. Mais il ne peut plus vraiment continuer à avancer sans se questionner.»
Pour aller plus loin dans l’encadrement du commerce équitable, elle recommande l’adoption d’un cadre législatif, comme c’est le cas pour les produits de l’agriculture biologique. On ne peut qu’être qu’en accord avec cette suggestion.