Métro Il est bon de suivre le vieil adage qui dit : «Payez-vous en premier.»

Analyser des titres? Ouf! Comprendre la mécanique des taux d’intérêt? Ark! Anticiper l’impact des dettes souveraines sur son portefeuille… vite, des aspirines!

Pourquoi ne pas d’abord exécuter le jeu de base : des gestes payants, à la portée de tous, mais que peu de gens se donnent la peine de faire?

1. Payez-vous d’abord
À l’ère des services bancaires sur l’internet, rien n’est plus facile. Il suffit d’automatiser les transferts entre deux comptes à une fréquence régulière.

«De plus, si vous avez des enfants et que vous n’avez pas besoin des allocations versées par les gouvernements pour boucler vos fins de mois, mettez-y ces montants», dit Martin Blais, spécialiste en gestion de patrimoine chez InVisio patrimoine conseil. En déposant seulement 100 $ par mois – mais vous pouvez sans doute faire mieux dans 18 ans – vous aurez accumulé 21 000 $, avant intérêts.

2. Arrêtez de faire des cadeaux au fisc
Trois Canadiens sur quatre ne tiennent pas toujours compte des impacts fiscaux de leurs décisions de placement, selon un sondage BMO Nesbitt Burns réalisé par Léger Marketing à l’hiver 2010. Résultat : ils ont moins d’argent dans leurs poches.

Cultiver l’épargne à l’abri de l’impôt est si facile. Qu’il soit détourné vers un compte à intérêt élevé ou dans un fonds commun de placement, l’argent accumulé grâce à votre programme d’épargne systématique peut fructifier à l’abri de l’impôt si vos produits financiers sont placés à l’intérieur d’un compte d’épargne libre d’impôt (CELI).

Le CELI est idéal si vous économisez pour payer des rénovations ou acheter une voiture. Sinon, le REER est plus approprié. En plus de fructifier à l’abri de l’impôt, la contribution au REER vous donne droit à une déduction fiscale, ce qui n’est pas le cas pour le CELI.

Une autre stratégie : si l’écart entre votre revenu et celui de votre conjoint est très important, profitez-en pour réduire le taux d’imposition sur les gains imposables. Comment? Le conjoint le plus riche n’a qu’à faire un prêt au conjoint le plus pauvre. Ce dernier placera l’argent et déclarera les revenus de placement.

3. Payez moins d’intérêt
Un Québécois sur trois recourt tellement au crédit que ses dettes représentent un obstacle à la réalisation de ses objectifs financiers, révèle un sondage de la Banque CIBC réalisé au printemps 2011. Seule solution : réduire le fardeau de la dette.

Par exemple, si vous ne payez pas le solde de votre carte de crédit à la fin de chaque mois ou si vous demandez souvent des avances, vous aurez probablement avantage à tout transférer sur une carte à frais réduits. En outre, si vous avez toujours un «petit» montant de 15 000 $ qui traîne sur votre carte de crédit, c’est une bonne idée de le refinancer à l’aide d’une marge de crédit ou d’un prêt personnel. «Quant aux propriétaires d’une maison, ils devraient demander une marge de crédit hypothécaire», dit Martin Blais.

4. Suivez vos placements
Seulement 57 % des Québécois connaissent le contenu de leur portefeuille de placement, selon un sondage BMO Nesbitt Burns. «En fait, beaucoup de gens ne s’occupent de leur portefeuille que lorsqu’ils sélectionnent un placement, dit Robert Comtois. Ensuite, ils laissent les choses aller.» Ils ne s’assurent même pas que leur portefeuille tient toujours la route.

Quand le poids des actions augmente trop, vous prenez plus de risques et vous êtes plus vulnérable aux corrections boursières. On recommande généralement de rééquilibrer un portefeuille une fois par an.

5. Faites travailler l’argent qui dort
Les personnes qui se préoccupent peu de leurs placements ont aussi tendance à négliger les sommes importantes qui dorment dans leur compte de banque, qui rapporte autour de 0 %. Pourtant, bien utilisés, ces dollars pourraient être très lucratifs. Par exemple, cela pourrait vous permettre de réduire vos dettes, comme celles de vos cartes et marges de crédit.

Une autre option est de faire fructifier cet argent. Dans ce cas, utilisez autant que possible un compte enregistré, à l’abri de l’impôt. Avant de vous lancer, prenez le temps de décider si cet argent sera alloué à un projet à court, à moyen ou à long terme. Cela vous aidera à choisir des produits financiers.

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