Getty Images/iStockphoto Le rodéo de Montréal enfreint la loi sur le bien-être de l’animal, selon Alain Roy, qui demande son annulation.

Après de multiples oppositions, le rodéo prévu dans le cadre du festival western NomadFest et du 375e anniversaire de Montréal aura bel et bien lieu. Une entente de principe est survenue mercredi entre le promoteur TKNL, la Société des célébrations du 375e anniversaire de Montréal, le Festival Western de Saint-Tite et un groupe d’opposants représenté par le professeur de droit Alain Roy.

En échange du retrait de l’injonction déposée par ce dernier, les organisateurs du rodéo s’engagent à offrir un «accès illimité» à deux représentants nommés par le demandeur (Alain Roy) au NomadFest qui se tiendra du 24 au 27 août prochain, ainsi qu’au prochain Festival Western de Saint-Tite. «Les représentants du demandeur pourront être accompagnés d’un photographe […] et auront accès aux animaux immédiatement avant et immédiatement après les épreuves, dans la mesure où un tel accès n’interfère pas déraisonnablement avec la tenue de ces épreuves», peut-on lire dans l’entente.

La Société pour la prévention de la cruauté des animaux (SPCA) s’engage à ne pas intenter de procédures judiciaires contre le NomadFest 2017 et le Festival Western de Saint-Tite 2017. Alain Roy, de son côté, n’intentera aucune procédure «à quelque moment que ce soit», contre le promoteur TKNL, la Société des célébrations du 375e anniversaire de Montréal, le Festival Western de Saint-Tite ou les Productions Wild Time «dans le but de faire annuler des épreuves de rodéos».

Les organisateurs, eux, renoncent à faire des réclamations pour dommages au demandeur. Plus tôt cette semaine, le promoteur avait demandé une caution de 100 000$ au demandeur pour couvrir des possibles pertes d’argent relié à l’annulation potentielle de l’événement.

Finalement, un comité paritaire nommé par les deux parties et le ministère de l’Agriculture sera chargé de faire des recommandations sur les «normes de conduite en matière de sécurité et de bien-être animal applicables aux activités de rodéo qui se déroulent dans la province de Québec». Les observateurs du demandeur qui auront accès au NomadFest et au Festival Western de Saint-Tite produiront d’ailleurs un rapport qui sera présenté à ce comité.

La SPCA de Montréal a dit dans un communiqué respecter la décision de M. Roy, mais encourage du même souffle les citoyens à «dénoncer le rodéo et à demander son annulation». «Nous sommes préoccupés par le fait que organisateurs du rodéo aient eu recours à l’intimidation financière en exigeant le dépôt d’une caution de 100 000 $ et en menaçant de poursuivre personnellement le professeur», déplore la société.

L’organisation du Festival Western de Saint-Tite a, pour sa part, indiqué qu’elle «savoure pleinement le dénouement positif» de cette histoire. «Nous avons toujours prétendu que nous faisions les choses d’une façon professionnelle, respectueuse envers les lois, mais surtout envers les animaux de rodéos, a indiqué son directeur général, Pascal Lafrenière, dans un communiqué. Je déplore que cette demande d’injonction ait pu apporter un doute sur la qualité de notre travail et notre organisation.»

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