Josie Desmarais/Métro

L’administration Coderre a provisoirement mis sur la glace sa décision de supprimer 47 postes d’agents municipaux chargés de la sécurité des biens et immeubles municipaux afin de les confier à des entreprises privées.

Ces 47 agents auxiliaires, dont certains cumulent jusqu’à 15 années d’ancienneté, devaient quitter leur poste le 21 juillet. Ils auraient rapidement été remplacés par des agents de la firme privée Garda, comme le prévoyait l’octroi d’un contrat de 4,7M$, qui devait être voté ce lundi par les élus du conseil municipal. Ce dossier a finalement été retiré de l’ordre du jour au dernier moment, après d’ultimes discussions entre la Ville et le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP).

«On est très heureux, c’est un premier pas qui donne une chance à la négociation», a confié lundi le directeur québécois du SCFP, Marc Ranger. Ce dernier a pris les devants sur ce dossier après la mise sous tutelle, fin mai, du Syndicat des cols bleus regroupés de Montréal. Refusant de commenter les relations tendues que connaissaient la Ville et le syndical local dirigé par Chantal Racette, finalement écartée, Marc Ranger se donne quelques semaines pour «tenter d’identifier des pistes de solutions» pour les agents municipaux responsables de la sécurité.

«On a deux mois devant nous pour tenter d’identifier des pistes de solutions. On veut éviter une privatisation de la sécurité à Montréal, ça n’a pas de maudit bon sens.» –Marc Ranger, directeur québécois du SCFP

D’ici la prochaine réunion du conseil municipal, le 21 août prochain, le SCFP promet de se pencher notamment sur le coût des heures supplémentaires, principal élément mis en avant par l’administration Coderre pour privatiser ces postes. Celle-ci visait une économie annuelle d’un million de dollars en ayant recours à des services privés.

«On va se retrousser les manches, a indiqué Marc Ranger, qui se dit néanmoins «prudent». On a un sursis et on va tout faire pour protéger [les agents] même si on n’a pas de garanti de résultat.»

Contactée par Métro, l’administration Coderre a affirmé être «ouverte à la négociation». «Cependant, afin de ne pas susciter davantage d’incertitude pour les personnes salariées touchées, il est important de préciser que nous maintenons, dans le cadre de ces négociations, l’objectif de réduire les coûts de sécurité qui sont imposés à la Ville», a mentionné Gonzalo Nunez, porte-parole de la Ville.

Pour Projet Montréal, cette décision transitoire est «une excellente nouvelle». «Pour nous, l’expertise interne est importante et on souhaite garder nos agents», a souligné Valérie Plante, chef de l’opposition officielle.

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