SImon Marceau-Pelletier/Facebook

Un cheval de calèche s’est effondré dans le Vieux-Montréal lundi en fin d’après-midi. Des vidéos et des photos publiées sur Facebook montrent un cheval étendu au sol devant l’édifice de la Banque de Montréal sur la place d’Armes.

Selon Simon Marceau-Pelletier, qui a été témoin d’une partie de la scène, trois cochers ont tenté de relever l’animal pendant «une dizaine de minutes». «C’est un endroit où les calèches attendent en file, comme un espace de taxi. C’était le premier en ligne. Je ne peux pas garantir à 100%, mais il devait être sur place depuis un bout lorsqu’il est tombé», a-t-il raconté à Métro.

«On pensait qu’il allait décéder sur le coup», a-t-il affirmé, ajoutant que plusieurs passants se sont arrêtés pour regarder la scène. «Il s’est relevé lui-même au bout d’environ 10 minutes. Les trois cochers s’entraidaient pour tenter le relever, a-t-il relaté. Je crois qu’ils faisaient du mieux qu’ils pouvaient pour le relever sans le blesser.»

Diane Villeneuve, qui a filmé la scène, a indiqué à Métro avoir appelé la police alors qu’elle était sur place. «Les policiers ont pris possession de ma vidéo. Ils ont par la suite escorté la calèche avec le cheval afin de s’assurer que celui-ci ne reprendrait pas du service aujourd’hui», a-t-elle affirmé.

Un nouveau règlement municipal, adopté il y a deux semaines et entré en vigueur mercredi dernier, interdit que les chevaux de calèche soient attelés plus de neuf heures dans une journée, incluant le temps pour le transport depuis et vers l’écurie. Les chevaux ne peuvent aussi sortir lorsque la température extérieure est supérieure à 28°C. Lundi, la température était d’environ 24°C vers 16h. «Il ne fait pas chaud aujourd’hui, a souligné M. Marceau-Pelletier. Qu’on soit contre les calèches ou non, ça nous fait nous poser des questions.»

Le règlement prévoit aussi des pauses de 10 minutes entre chaque promenade et des examens vétérinaires au moins deux fois par année. Des amendes d’un minimum de 500$ sont prévues en cas de non-respect du règlement.

Des calèchiers ont déjà prévu de poursuivre la ville sur ce règlement. Luc Desparois, propriétaire de l’écurie Lucky Luc entend déposer une contestation judiciaire, comme il l’avait fait face à l’interdiction totale des calèches pour un an qu’avait prévue l’administration Coderre l’an dernier . La Cour supérieure avait accepté une injonction des calèchiers, ce qui avait forcé le maire Denis Coderrre à revenir sur sa décision.

-Avec les informations de Romain Schué

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