Yves provencher/Métro Martine Desjardins, Léo Bureau-Blouin et Gabriel Nadeau-Dubois ont participé au 5 à 7 «Retour sur l’effervescence étudiante» organisé par l’Institut du Nouveau Monde.

Martine Desjardins, Léo Bureau-Blouin et Gabriel Nadeau-Dubois ont livré des réflexions optimistes sur le conflit étudiant jeudi, lors d’un débat animé par Simon Durivage dans le cadre de l’École d’été de l’Institut du Nouveau Monde.

Karl-Philip Vallée participe au profil média de l’École d’été de l’INM. Il couvre l’événement en tant que journaliste stagiaire pour Métro.

Le public, nombreux et conquis d’avance, a échangé avec le trio, qui a offert des réponses optimistes aux questions que soulèvent les élections et la mobilisation étudiante.

Le ton a été donné avant même le début du débat par la présidente de la Centrale des syndicats du Québec, Louise Chabot. Cette dernière a écorché le Parti libéral du Québec «qui a répondu à la combativité des étudiants par la répression», avant d’être chaudement applaudie par les spectateurs.

Les récents votes favorables à la rentrée des classes dans plusieurs cégeps ont retenu l’attention de Simon Durivage, et les débatteurs ont semblé d’accord sur une chose : la mobilisation se transforme, mais elle ne s’apaise pas. «Cet hiver, la grève était notre moyen ultime pour mettre de la pression sur le gouvernement, mais le moyen ne doit pas devenir une fin», estime Martine Desjardins, présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec.

Son ex-homologue de la Fédération étudiante collégiale du Québec et candidat pour le Parti québécois dans Laval-des-Rapides, Léo Bureau-Blouin, abonde dans le même sens. «Le retour en classe n’est pas une défaite. Le contexte électoral provoqué par le conflit étudiant en est la preuve.»

Gabriel Nadeau-Dubois, qui a récemment démissionné de son poste de porte-parole de la Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), croit pour sa part que la mobilisation va et doit se poursuivre après les élections. «Le gel et la loi spéciale peuvent être réglés par des élections, mais les autres critiques soulevées par le mouvement ne doivent pas s’éteindre le 4 septembre.»

Qu’arrivera-t-il en cas de réélection des libéraux? Martine Desjardins est optimiste. «C’est une excellente question. Ce sera aux étudiants de décider, mais je fais la tournée du Québec depuis quelques semaines et, d’après moi, ça n’arrivera pas. Même messieurs Charest et Legault semblent menacés dans leurs circonscriptions respectives.»

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