Josie Desmarais Robert Lamontagne, le nouveau directeur général de la Ville de Montréal

La Ville de Montréal a désormais un nouveau directeur général: Serge Lamontagne. Ce dernier quitte Laval, où il y était directeur général depuis 2014, pour revenir à Montréal.

La mairesse de Montréal, Valérie Plante, en a fait l’annonce jeudi matin. Elle a dit qu’après avoir rencontré cinq candidats et candidates, le choix de M. Lamontagne s’est imposé.

«Il s’est distingué par sa vision à court, moyen et long terme. Il est un passionné de mobilité», a souligné Mme Plante, qui a parlé de valeurs qui correspondent à celles son administration.

«Ce que j’aime de la nouvelle administration, c’est un énoncé clair et une vision claire sur l’importance de la mobilité durable», a affirmé Serge Lamontagne, citant au passage les projets de prolongement de la ligne bleue du métro et de création de la ligne rose.

M. Lamontagne a été directeur général par intérim de la Ville de Montréal en 2013, quelques temps avant la nomination de celui à qui il succède aujourd’hui, Alain Marcoux. Auparavant, il a été cadre à la Ville de Pointe-Claire, puis dans différents services de la Ville de Montréal, notamment à l’arrondissement de Saint-Laurent. Au total, il a passé 12 ans dans la machine municipale montréalaise.

«Mon défi c’est d’aller plus loin dans cette intégration des forces de la ville-centre et des arrondissements qui ne sont pas en opposition», a soutenu Serge Lamontagne, qui voit comme un avantage son passage dans plusieurs services différents.

«Je n’ai qu’une seule vitesse et c’est la vitesse grand V», a-t-il avancé.

La nomination de M. Lamontagne devra être entérinée par le conseil municipal lundi. Valérie Plante a indiqué qu’il s’agissait d’un contrat à durée indéterminée et qu’advenant une fin anticipée, le directeur général ne recevrait pas de prime de départ.

M. Lamontagne a été nommé à la tête de Laval en 2014, après la mise sous tutelle de la Ville par Québec, résultat d’allégations faites devant la commission Charbonneau sur des magouilles électorales. Tout juste avant son départ pour l’île Jésus, il tenait les rênes de la direction générale de Montréal de façon intérimaire puisque Robert Lamontagne, qui dirigeait à l’époque l’équipe de hauts fonctionnaires, était hospitalisé.

«Il faut regarder d’où on part. Les 4000 employés se sont relevé les manches et ont fait de Laval une troisième ville dont on est fiers», a dit M. Lamontagne, remerciant ses anciens collègues.

Occasion manquée
L’élu de Coalition Montréal, le conseiller de Snowdon, Marvin Rotrand, a parlé d’une «occasion manquée» de recruter une femme ou une personne issue d’une minorité visible. «On raté une occasion de mettre de l’avant un message d’inclusion. La fonction publique a encore beaucoup de chemin à parcourir pour refléter la réalité de la Ville», a-t-il déploré, tout en reconnaissant l’expérience pertinente de M. Lamontagne.

Pendant le processus de nomination, M. Rotrand avait exhorté l’administration de considérer des candidats issus des minorités.

 

Aussi dans Montréal :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!