Collaboration spéciale Daniel Duranleau

Le nouveau président de la Commission scolaire de Montréal (CSDM), Daniel Duranleau, reconnaît qu’il a bien des défis. Et il compte bien mener à terme le projet de sa prédécesseure, soit moderniser la commission scolaire.

Daniel Duranleau est entré en poste le 28 septembre. Celui qui assurait la présidence par intérim de la CSDM depuis que Diane De Courcy avait fait le saut en politique compte bien poursuivre ce que celle-ci avait commencé lors de son mandat, c’est-à-dire une réfor­me de la CSDM.

Le nouveau président compte sur son expérience dans le milieu communautaire et en tant que commissaire du quartier d’Hochelaga-Maisonneuve pour améliorer la santé du réseau scolaire montréalais. Métro s’est entretenu avec lui.

Comment envisagez-vous votre mandat?
Avec beaucoup de confiance. Ça fait quand même neuf ans que je suis commissaire dans Hochelaga-Maisonneuve. C’est un milieu scolaire que j’ai appris à connaître. Une année fort intéressante nous attend, avec beaucoup de défis, mais cela va, à terme, mener à ce qu’on appelle la «nouvelle commission scolaire».

Qu’est-ce que la nouvelle commission scolaire?
Une commission scolaire dynamique, simplifiée, productive. C’est un vaste chantier de modernisation entrepris depuis un certain temps pour trouver la meilleure façon d’être un réseau scolaire efficace et efficient.

C’est donc une sorte de réforme de la commission scolaire?
Oui, ça fait déjà un petit bout de temps qu’on travaille là-dessus. On était de ceux qui étaient d’accord pour dire que les commissions scolaires avaient besoin d’être modernisées, dépoussiérées. C’est Mme De Courcy qui avait lancé ça. Cela va déboucher, le 1er juillet 2013, sur une nouvelle commission scolaire, passablement différente de celle qu’on connaît aujourd’hui.

Quelles sont les priorités de la CSDM?
Moderniser et simplifier le mode de fonctionnement pour le rendre le plus efficace et efficient possible. J’ai un intérêt particulier pour ce qu’on a appelé la stratégie pro-parents, qu’on a adoptée au mois de juin. C’est un outil de communication qui sert à simplifier les procédures administratives. On le dit souvent, mais il faut le rappeler : les parents sont les premiers éducateurs des enfants.

On a besoin que les parents soient des acteurs importants de l’école. Et pour que les parents puissent assumer leurs responsabilités, il faut une communication très fluide de l’école vers les parents, mais aussi des parents vers l’école.

Comment estimez-vous que la CSDM se porte en ce moment?
Les défis sont grands. Je pense que faire l’école à Montréal ne sera jamais une tâche facile. C’est le lot d’un grand centre urbain.

Il faut qu’on réussisse à faire augmenter nos taux de réussite, à réduire le décrochage. Il faut que les jeunes de 16 à 18 ans restent davantage dans les milieux secondaires ou d’éducation aux adultes. Il faut trouver le moyen de bien les accrocher et de les mener ensuite à un diplôme. Actuellement, on est en deçà de cette cible-là par rapport à la moyenne québécoise. Il faut donc une amélioration généralisée là-dessus.

Comment comptez-vous gérer les problèmes de moisissures?
On a lancé, il y a six mois, le programme de qualité de l’air intérieur. On a ciblé 29 écoles prioritaires à partir de critères comme l’âge du bâtiment ou l’historique de dégâts. Et ces écoles ont été analysées ou le sont actuellement.

Si besoin est, il y a des liens qui sont faits avec la santé publique. Et les élèves des écoles touchées vont être déménagés dans de nouvelles installations aménagées où des tests verts ont été faits.

Parallèlement à ça, on fait des revendications auprès du ministère pour qu’il reconnaisse qu’on a un parc immobilier vieillissant. Donc, les investissements nécessaires pour les remettre en état doivent être au rendez-vous.

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