À un mois de l’ouverture des Mosaïcultures Internationales de Montréal, une quinzaine d’œuvres sont présentement montées au Jardin botanique. Près de 150 horticulteurs sont à pied d’œuvre et la semaine prochaine, ils seront près de 200. «On travaille jour et nuit», a confié jeudi la directrice générale de Mosaïcultures Internationales de Montréal, Lise Cormier, qui est très confiante que toutes les œuvres seront prêtes pour le 22 juin, date de l’ouverture de la compétition internationale.

Jusqu’à présent, le principal défi que les horticulteurs ont dû surmonter concerne la météo. Le mercure qui descend sous le point de congélation pendant la nuit leur a causé des maux de tête. «On annonce entre 4 et 6 degrés Celcius pour les prochaines nuits alors il va probablement falloir couvrir des œuvres pour qu’il n’y ait pas de problème avec les plantes», a dit Mme Cormier. Elle a toutefois ajouté que le climat de Montréal est parfait pour obtenir un maximum de couleurs et de textures des plantes.

Le directeur du Jardin botanique, Gilles Vincent a de son côté insisté sur le fait qu’aucun arbre n’a été coupé pour la tenue de l’événement. «On intègre les pièces dans les jardins, a-t-il mentionné. C’est ce qui était plus difficile pour les designers et les architectes paysagers.» Des concepteurs de mosaïcultures ont dû revoir l’ampleur de leurs œuvres en raison de l’espace restreint.

M. Vincent a indiqué que seule la pelouse a été endommagée, mais elle sera remise en état lorsque les œuvres seront démontées. Au terme de la compétition horticole, près de 1,5 M$ d’infrastructures – notamment d’irrigation – seront léguées au Jardin botanique par les Mosaïcultures Internationales de Montréal. «[Cet événement] nous permet de donner un bon coup de balai et il nous permet de se redéployer», a affirmé Gilles Vincent, qui souhaite qu’une œuvre de mosaïculture demeure dans la métropole. Il songe déjà à L’homme qui plantait des arbres (voir galerie photos plus bas) – œuvre inspirée du court-métrage de Frédéric Back du même nom – ou à la Terre Mère puisqu’elles représentent bien la mission du Jardin botanique. «On ne peut pas en garder plusieurs parce qu’il y a un enjeu d’entretien», a-t-il précisé.

Une histoire vraie
La ville de Shanghai prépare une œuvre qui s’intitule Une histoire vraie. Elle évoque une biologiste chinoise qui adorait la grue et qui a donné sa vie pour en sauver une qui se noyait (voir galerie photos plus bas). «Les gens de Shanghai ont voulu illustrer l’amour de la nature», a expliqué la directrice générale de Mosaïcultures Internationales de Montréal, Lise Cormier. Les pièces ont été transportées vers Montréal par bateau et dix-huit horticulteurs chinois les assemblent et les agrémentent de plantes. Jeudi, ils étaient en train de construire le marais. D’après leur plan de leur oeuvre, ils veulent aussi créer du brouillard. «C’est de l’innovation», a dit Mme Cormier.

La Terre Mère
La Terre Mère sera une des œuvres colossales des Mosaïcultures Internationales. Cette pièce, qui mesurera plus de 12 mètres de hauteur, sera garnie par 400 000 plantes (voir galerie photos plus bas). Une chute d’eau sera aussi aménagée. Elle sera alimentée à partir d’un puit artésien et elle sera mise en service grâce à une pompe solaire. Ce sont les organisateurs des Mosaïcultures Internationales qui sont derrière cette œuvre. Elle illustrera le discours du chef amérindien Seattle sur l’interdépendance entre l’homme et la nature. Des sculpteurs-soudeurs ont travaillé pendant les neufs derniers mois sur cette pièce et des horticulteurs lui donneront des couleurs au cours du prochain mois.

Les Mosaïcultures Internationales de Montréal en chiffres

  • 20 pays
  • 50 œuvres
  • 100 jours d’exposition
  • 3 millions de plantes annuelles
  • 25 M$ d’investissements
  • 70 M$ en retombées économiques

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