Richard Bergeron

Fraîchement élu par le biais de sa colistière Nima Machouf, le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, s’est dit prêt à travailler avec Gérald Tremblay afin d’aider le maire à faire de son troisième mandat un succès. Cette collaboration ne se fera toutefois pas à n’importe quel prix.

Projet Montréal est parvenu à faire élire 13 candidats à l’élection de dimanche et pourrait encore ajouter quelques noms à sa liste lorsque le dépouillement aura été complété dans tous les arrondissements.

Cette récolte permettra au parti piloté par Richard Bergeron d’être représenté par au moins dix élus au conseil de ville et ainsi, d’influencer un tant soit peu les décisions prises par l’administration Tremblay.

«Nous souhaitons retenir les familles à Montréal, réduire la place de l’automobile dans la ville et faire adopter une stratégie ambitieuse pour le transport en commun, a expliqué Richard Bergeron. Si Gérald Tremblay veut aller le moindrement dans cette direction, nous l’appuierons. Mais s’il veut prendre la même direction que pendant son deuxième mandat, nous nous opposerons du mieux que nous pouvons.»

Sans aller jusqu’à demander une place pour son parti au sein du comité exécutif, le chef de Projet Montréal a dit souhaité que le maire Tremblay s’associe à ses élus. «Si M. Tremblay veut que nous restions dans un rôle classique d’opposition, je serai très déçu», a-t-il déclaré.

Blâme rejeté
Questionné sur les commentaires de certains chroniqueurs et adversaires politiques qui jugent qu’il est à blâmer pour la division du vote qui a permis à Gérald Tremblay d’être reporté au pouvoir, Richard Bergeron n’y est pas allé par quatre chemins.

«Qu’il y ait eu de la petite politique pendant la campagne électorale, je peux comprendre, a-t-il soutenu. Mais que ça continue après… Projet Montréal est un vrai parti, pas une machine à prendre le pouvoir. Nous n’acceptons aucune responsabilité quant au troisième mandat de Gérald Tremblay.»

Richard Bergeron a plutôt cherché à jeter le blâme sur son adversaire et chef de Vision Montréal, Louise Harel. «Une dame s’est invitée en politique municipale. Elle a pris le chemin le plus facile et a dû faire face à un échec prévisible, a expliqué M. Bergeron. Elle s’est brûlé les doigts et elle ne peut pas blâmer Projet Montréal pour ça.»

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