Montréal sera l’hôte de plusieurs événements liés à la planche à roulette cette fin de semaine, dont le fameux Wild in the Streets organisé par Fondation Québec Skate Plaza durant lequel plusieurs centaines de planchistes devraient déferler vers le centre-ville, un peu comme le font les cyclistes avec le Tour de l’île. Métro s’est entretenu avec Julien Laurent, chercheur au Groupe de recherche sur les espaces festifs (GREF) de l’UQAM et spécialisé dans la sociologie de la planche à roulette.

Quels mythes entourent le skateboard?

Un stéréotype négatif y était rattaché dans les années 1990. Ça jouait beaucoup sur un aspect rebelle, urbain, underground. En fait, ce n’est plus ça aujourd’hui. Les plan-chistes sont des jeunes établis qui font des études, qui travaillent et qui provien-nent de tous les horizons sociaux, économiques et ethniques. Ils sont conscients des nuisances qu’ils causent, mais l’intérêt et l’essence même du skateboard c’est d’utiliser le mobilier urbain pour réaliser des figures dans la ville.

La planche est un atout touristique pour Montréal, d’après vous…
Nous n’avons pas de chiffres exacts, mais il s’agit du même processus que pour le surf. Les surfers parcourent le monde pour glisser sur des vagues, et les planchistes en font de même pour exploiter du mobilier urbain. Cette semaine, par exemple, les équipes Quiksilver et Emerica sont à Montréal. Leurs exploit,s diffusés dans des revues spécialisées, pousseront certainement des jeunes planchistes de Boston ou New York à visiter Montréal pour utiliser les mêmes lieux. Construire des infrastructures permanentes de type skate plaza, une place publique aménagée pour les pratiques urbaines et nécessaires à l’organisation des X-Games, aurait un impact favorable énorme pour Montréal.

Quels sont les sujets chauds de l’heure?
Les déboires de la skate plaza sous le pont Jacques-Cartier font toujours jaser. Le milieu a fait un gros travail pour proposer un projet adapté à ses besoins, et les élus n’en ont pas tenu compte. Quand on crée des attentes puis de la désillusion, il ne faut pas s’étonner qu’il y ait ensuite des transgres-sions bien que la majorité de cette population ne souhaite que s’amuser et s’épanouir grâce à cette activité ludique.

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