Des mardi, neuf Communauto électriques (des Leaf de Nissan) rouleront à Montréal. D’ici le début de 2012, une cinquantaine de véhicules rouleront à Québec et dans la métropole.

Avis aux intéressés, l’entreprise d’autopartage cherche 150 clients parmi ses membres pour tester gratuitement le véhicule pendant deux à trois semaines. «Cette technologie s’adapte bien à notre offre, puisque nos véhicules roulent de 80 à 90 km par jour en moyenne et que l’autonomie des véhicules est de 160 km», a déclaré Benoit Robert, PDG de Communauto. «Comme nos voitures doivent être ramenées au même endroit, l’installation des bornes de recharge n’est pas compliquée», a-t-il ajouté.

Les deux technologies de bornes choisies (240V) permettent de recharger une batterie vide en sept heures. C’est la même technologie qui sera installée au printemps dans plusieurs magasins Rona et Rôtisseries Saint-Hubert. «Mais quand les bornes de recharges rapides seront homologuées, on pourra en déployer dans des stations services, le long des grands axes», a précisé Pierre-Luc Desgagné, directeur principal planification stratégique chez Hydro-Québec. On pourra alors recharger le véhicule à 80%, en vingt minutes.

Pour Communauto, ce test permettra de mesurer la viabilité économique des autos électriques. Une rentabilité par encore assurée. Au coût d’acquisition actuel (41 000$, moins les 10 000$ de subventions gouvernementales) et compte tenu du prix de l’essence, un véhicule électrique doit rouler plus de 85 km par jour pour être plus rentable qu’un véhicule à essence équivalent.

Or les dirigeants de Communauto ne pensent pas que, les voitures électriques seront plus utilisées dans l’immédiat, compte tenu des craintes qui subsistent encore pour ce type de véhicule. La rentabilité de ce type de voiture passe donc vraisemblablement par une baisse du prix des véhicules, «une tendance inévitable à mesure que le marché se développera et que des économies d’échelle seront réalisées», croit Didier Marsaud, porte-parole de Nissan Canada.

Une fausse bonne idée?

Sur le site du Groupe Chronos, le spécialiste en mobilité urbaine, Bruno
Marzloff, se demande si la voiture électrique est vraiment la panacée.
Dans le monde (mais pas au Québec), la majeure partie de l’électricité
est encore produite à partie d’énergies fossiles polluantes.

De plus,
les batteries des voitures sont tributaires de métaux rares comme le
lithium et la question de leur recyclage demeure. La voiture électrique
ne règle pas, non plus, les problèmes de congestion routière qui font
perdre des milliards de dollars en heures perdues. Selon lui, la voiture
électrique ne remplacera pas totalement la voiture traditionnelle tant
que les défis de l’autonomie et de la recharge rapide n’auront pas été
réglés.

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