Un an après son rachat, le volet BIXI international est sur la voie du redécollage avec des ventes à Chicago et Guadalajara. Entrevue avec Luc Sabbatini, président de PBSC, Solutions urbaines, l’entreprise de Longueuil qui a repris le flambeau.

Que s’est-il passé depuis le rachat?
L’entreprise a beaucoup pâti du manque d’amour et des intrigues à la Ville de Montréal. À l’automne, il a fallu rebâtir les relations avec les fournisseurs et embaucher du personnel, on est rendu à une quarantaine d’employés pour gérer l’aspect logiciel, la logistique et l’aspect commercial, mais depuis janvier, on gère la phase de croissance. La ville de Chicago nous a acheté 1760 vélos et 176 stations pour sa phase II. On a aussi gagné un contrat au Mexique; la ville de Guadalajara, qui a 5 millions d’habitants, nous a acheté 1250 vélos et 125 stations pour sa phase 1. Et il y a aussi tous les clients existants, soit 16 villes dans le monde qui ont besoin de pièces de rechange. À Londres, certains vélos ont déjà roulé 65 000 kilomètres. On est aussi en discussion avec 3 ou 4 nouvelles villes intéressées.

Quelle est la ville qui a développé le meilleur modèle d’affaires?
Difficile à dire. Il y a cinq ans, les villes devaient s’éduquer au vélo en libre-service, maintenant elles ont toute compris que c’est une composante de la mobilité qui est complémentaire du transport en commun pour les petits trajets. Elles ont compris que ce n’était pas une source de profit, mais que ce service assure la fluidité au centre-ville. Après, certaines villes font affaires avec un commanditaire, d’autres non. Certaines vont développer le service dans les quartiers résidentiels ou miser sur le centre-ville. Nous, on les aide avec nos données pour le placement des bornes et optimiser leurs flux de déplacement, ce que font très bien Londres, New York, Chicago et Montréal.

Où en est l’évolution technologique dans le domaine?
Un vélo, ça reste un vélo, même si le BIXI est encore considéré comme la Rolls Royce du vélo en libre-service. Certains regardent du côté des vélos à assistance électrique, mais ça reste de l’ordre de l’expérimentation. Nous, on travaille sur une nouvelle version de notre logiciel qui sera prête en 2016 [PBSC ne travaille pas avec 8D Technologies qui s’est alliée avec Alta, un concurrent pour remporter le contrat de Seattle]. La nouvelle tendance, c’est de pouvoir se servir d’un téléphone intelligent pour réserver et payer comme cela se fait par exemple avec le service Uber.

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