Ville de Montréal L'intérieur de l'Autobus des créateurs

Un autobus de la STM a été transformé mercredi en laboratoire créatif pour cinq équipes de développeurs web.

Les équipes devaient, à bord de «l’Autobus des créateurs», développer un projet web ou mobile qui vise à améliorer les expériences de transport des Montréalais. Les projets, la plupart encore sous la forme de démos, ont permis d’avoir un aperçu des possibilités offertes par l’utilisation des données ouvertes de la Société de transport de Montréal (STM) et de la Ville de Montréal.

Parmi les cinq projets, celui de Van Du Tran est ressorti gagnant. Son application Biximo, qui existe déjà depuis juin 2011, permet de voir en temps réel la disponibilité des vélos et des points d’ancrage BIXI. À bord de l’Autobus des créateurs, le concepteur y a ajouté le réseau de pistes cyclables.

Les quatres autres concepts ont démontré le grand potentiel inventif des développeurs.,Park-Catcher est une application qui permettrait à l’utilisateur de connaître à l’avance les interdictions de stationner dans un lieu précis. Ses bénéfices seraient la diminution de la consommation d’essence et la diminution de la circulation inutile dans les rues. Le projet a été présenté par Mudar Noufal et Emmanuelle Dumesnil.

L’application Flex Park permettrait aussi de trouver un stationnement gratuit rapidement grâce à l’accès à distance au contenu des panneaux de stationnement. Selon son concepteur, Saïd Radhouani, un texto avertirait l’utilisateur lorsque la période de son stationnement arrive à échéance.

Le projet Transit d’Étienne Caron suggère à l’utilisateur. un moyen de transport plus écologique.  Celui-ci entrerait les données relatives à son trajet et l’application pourrait lui conseiller d’utiliser son vélo, par exemple, en fonction de la présence de travaux routiers ou de la météo.

«Le concept « Entre-temps » transforme un bus en projet humanitaire», explique Lama Sfeir, membre de l’équipe de cinq concepteurs du projet. Bien qu’au niveau embryonnaire, le concept vise à utiliser les autobus en période de repos (inutilisés pour la nuit ou entre deux trajets) pour accueillir les itinérants ou faire de la sensibilisation dans des milieux défavorisés. Les détails techniques ne sont pas encore finalisés.

Partage prometteur
Pour réaliser leurs projets, les développeurs ont utilisé les données ouvertes de la Ville de Montréal. La Ville partage certaines de ses données, comme celles relatives aux pistes cyclables et au réseau hydrographique. La STM partage depuis avril les fichiers contenant ses horaires d’autobus et de métro.

Les développeurs, qui ont pris part à l’Autobus des créateurs, ont aussi eu accès à un échantillon de données supplémentaires rendues accessibles par la Ville spécialement pour l’évènement. Ils ont eu, par exemple, accès à des données sur les panneaux de signalisation de stationnement, sur la voirie, sur les bâtiments et sur les arbres.

Même si certaines données n’étaient disponibles qu’en échantillon, «le potentiel des projets présentés lors de l’expérience peut inciter les propriétaires et gestionnaires de données à les rendre accessibles», croit Sanit Sananikone, ingénieur à la Division de la géomatique de la Ville et présent dans l’autobus pour offrir du support aux équipes.

Aussi dans Montréal :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!