TORONTO — L’agence fédérale chargée de lutter contre le blanchiment d’argent tente actuellement de déterminer comment les nouvelles technologies, notamment celles utilisées par les entreprises de technologie financière, sont vulnérables face à la criminalité financière.

Son directeur, Gérald Cossette, affirme qu’il est important que le gouvernement fédéral favorise l’innovation émanant des sociétés appelées «fintech», mais qu’il faut en même temps protéger l’intégrité ainsi que la stabilité du système financier.

Celui-ci affirme que plusieurs petites entreprises de technologie financière ne réalisent pas qu’elles doivent s’enregistrer auprès du Centre d’analyse des opérations et déclarations financières du Canada (CANAFE).

La définition des services financiers a été élargie en 2014 afin d’inclure les entreprises qui transigent à l’aide de monnaies virtuelles, et le ministère fédéral des Finances s’affaire actuellement à identifier les activités qui doivent être couvertes par la loi.

Si certaines initiatives se basent sur des modèles et technologies qui existent déjà, d’autres ont été «plus révolutionnaires», affirme M. Cossette.

Afin de répondre à certaines inquiétudes, le CANAFE se penche davantage sur ces nouveaux modèles afin de comprendre leur fonctionnement, ajoute le directeur de l’agence.

«Nous tentons de voir jusqu’à quel point ces technologies sont vulnérables et peuvent être utilisées pour effectuer du blanchiment d’argent», explique M. Cossette.

Celui-ci estime que la collaboration des nouveaux joueurs sera nécessaire afin de trouver l’équilibre entre la promotion de l’innovation et la lutte contre la criminalité financière.

«Il est plus important que jamais que le gouvernement et l’industrie travaillent ensemble pour améliorer les exigences réglementaires pour ainsi s’assurer que le cadre en place puisse à la fois stimuler les nouvelles idées et protéger les Canadiens», croit le directeur du CANAFE.

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