N’ayant toujours aucune garantie d’être rémunérés pour leur internat après plus de neuf mois de mobilisation, les doctorants en psychologie ont voté la semaine dernière pour maintenir le boycott des stages et internats, qui devaient normalement débuter bientôt.

«Le ministère aurait pu s’asseoir avec nous et nous donner une garantie que nous serons payé dès cette année pour le travail que nous effectuons avec les patients», a estimé Eddy Larouche, président de la Fédération interuniversitaire des doctorants en psychologie (FIDEP).

Le gouvernement a mandaté l’ancien président de l’Ordre des psychologues, Luc Granger, pour trouver des solutions à ce sujet dans un rapport qui doit être publié en octobre. Mais cela n’offre aucune assurance que leur situation se règlera rapidement, a argué M. Larouche.

Selon l’Association des psychologues du Québec, la population risque d’être pénalisée par l’absence des doctorants dans les établissements de santé cet automne. «On est déjà en pénurie de psychologues dans le réseau public depuis quelques années en raison des mesures d’austérité», a affirmé son président, Charles Roy.

Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, attend les recommandations de M. Granger pour se prononcer sur la question, a communiqué son attachée de presse, Julie White.

Les 700 finissants en psychologie qui travaillent dans le réseau de la santé du Québec, estimant faire l’équivalent de 80% du travail de psychologue, sont les seuls au Canada à ne pas être rémunérés pour leur travail.

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