Nathan Rochford Nathan Rochford / La Presse Canadienne

CHARLOTTETOWN — Une «menace à la bombe» transmise par télécopieur a poussé la police à faire évacuer toutes les écoles de l’Île-du-Prince-Édouard, mercredi matin.

Des messages semblables ont aussi été reçus en Nouvelle-Écosse et à Winnipeg.

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) a indiqué en fin de matinée que la menace était parvenue par télécopieur mercredi matin aux bureaux d’Ottawa de la police fédérale. Le message laissait entendre que des bombes avaient été placées dans plusieurs écoles de la province et qu’elles exploseraient mercredi, a précisé le sergent Kevin Bailey, porte-parole de la GRC à l’Île-du-Prince-Édouard.

Les écoles ont alors été avisées dans un délai de 10 minutes et elles ont appliqué leurs procédures d’évacuation d’urgence. Le sergent Bailey a cependant précisé que la police n’avait trouvé aucun objet suspect et que tout le monde était sain et sauf.

Quelque 19 000 élèves ont été privés de cours mercredi. Une fois prévenu par les autorités, le personnel des 60 écoles publiques anglophones et francophones de l’île a fait sortir les élèves, parfois très jeunes, et les a placés en sécurité en attendant l’arrivée des autobus d’écoliers ou des proches. Les parents étaient toutefois invités à attendre les instructions des autorités avant de venir cueillir leur enfant en toute sécurité.

Par contre, la police n’a pas déployé les unités canines ou les techniciens en neutralisation d’explosifs dans les écoles. Des policiers se sont rendus dans chacun des établissements et ils ont demandé au personnel des écoles de signaler tout objet suspect dans leur milieu.

Les institutions d’enseignement postsecondaire de l’Île-du-Prince-Édouard ont aussi été fermées par mesure préventive.

La directrice générale de la Commission scolaire de langue française de l’Île-du-Prince-Édouard, Anne Bernard-Bourgeois, raconte qu’elle a reçu vers 8 h 50 l’appel d’un policier qui lui a parlé d’un «message très général» disant que six bombes avaient été placées «dans des écoles» de l’île.

«Comme la menace était très large et générale, on a dû évacuer toutes les écoles anglaises et françaises, a indiqué Mme Bernard-Bourgeois dans une entrevue téléphonique. Chaque école a un plan d’évacuation (…) avec un lieu sécuritaire de rassemblement à l’extérieur, loin de l’école.»

Mme Bernard-Bourgeois rappelle aussi que dans l’île, chaque école publique est un «centre scolaire communautaire» — on retrouve dans un même établissement le côté communautaire, le côté scolaire, des garderies et parfois aussi des bibliothèques publiques.

Le sergent Baillie a par ailleurs confirmé que la GRC tentait d’établir un lien entre ces menaces de bombes et celles visant trois institutions d’enseignement postsecondaire de la Nouvelle-Écosse voisine. L’Université du Cap Breton ainsi que le campus Marconi (Sydney) et le campus de l’Institut de technologie (Halifax) du Collège communautaire de Nouvelle-Écosse ont aussi été évacués mercredi matin à la suite de menaces semblables.

La police de Winnipeg a également indiqué que le Conseil scolaire de Winnipeg avait reçu une télécopie similaire mercredi matin à 8 h 30, visant les 78 écoles du secteur. Des policiers ont été déployés dans toutes les écoles, mais aucune n’a été évacuée. À cause des fuseaux horaires différents, les autorités de Winnipeg connaissaient déjà la situation dans les provinces maritimes.

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