HO HO / La Presse Canadienne

TORONTO — Un père canadien espère qu’une randonnée en montagne aidera à apaiser sa détresse et à attirer l’attention sur les obstacles insurmontables que vivent de multiples parents comme lui pour entrer en contact avec leurs enfants au Japon après une séparation.

Tim Terstege s’organise pour faire l’ascension du mont Fuji le 13 octobre, le jour précis où, il y a quatre ans, sa femme était disparue avec son fils alors âgé de quatre ans.

En entrevue depuis Himeji, au Japon, M. Terstege, âgé de 42 ans, a confié qu’il tentait d’apaiser sa tristesse en réalisant cette randonnée.

L’homme originaire de Barrie, en Ontario, a droit officiellement à 24 heures par année avec son fils, Liefie, ayant la double citoyenneté canadienne et japonaise. Mais il ignore où se trouvent sa femme et son enfant, et les tribunaux n’ont été d’aucun secours. C’est la manière japonaise de faire, a-t-il affirmé, disant que «quiconque enlève l’enfant en premier obtiendra la garde».

Des statistiques indiquent que des dizaines de Canadiens — surtout des pères — figurent parmi des milliers d’étrangers aux prises avec la perte accablante de leur enfant au Japon. Certains parents se seraient enlevé la vie par désespoir. D’autres se sont retrouvés en prison après avoir tenté de reprendre leur enfant.

L’ambassade japonaise à Ottawa a dit ne pas être «en mesure d’exprimer ses points de vue» et a transféré les questions au ministère des Affaires étrangères à Tokyo, qui n’avait pas de commentaires dans l’immédiat. Affaires mondiales Canada, qui dit être au fait de 25 cas, n’avait que des indications générales sur l’aide consulaire à fournir.

Néanmoins, dans une lettre à M. Terstege dans la dernière semaine, un haut responsable a affirmé que l’enjeu était important pour le gouvernement canadien, et que des officiels de l’ambassade au Japon avaient, entre autres choses, discuté de sa situation avec le ministère japonais des Affaires étrangères.

«Nous reconnaissons le besoin de continuer de soulever la question des cas d’enlèvement d’enfants avec les autorités japonaises», indique la lettre.

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