Jacques Boissinot/La Presse Canadienne Le ministre de l'Environnement du Québec, David Heurtel.

MONTRÉAL — Les ministres de l’Environnement du pays tenteront lundi de tracer les premières lignes d’un plan national qui permettra au Canada de respecter ses engagements internationaux en matière de climat.

La réunion très attendue, à Montréal, se tient presque un an après que les libéraux de Justin Trudeau eurent été élus grâce à une plateforme électorale verte incluant la tarification du carbone.

La rencontre survient également au moment où un débat sera lancé, aux Communes, en préparation au vote de mercredi lors duquel les députés décideront si le Canada ratifiera formellement l’accord de Paris sur le climat conclu l’an dernier.

Un nouveau sondage indique que la tarification du carbone est accueillie favorablement par les citoyens canadiens.

Le sondage téléphonique mené par Nanos Research révèle en effet que 77 pour cent des répondants appuient ou appuient partiellement la création d’un plan national de réduction des émissions de carbone nécessaire pour respecter les engagements pris par le Canada à Paris.

Parmi les 1000 répondants, 59 pour cent ont dit appuyer ou appuyer partiellement la tarification des émissions, et 62 pour cent ont dit appuyer un prix minimum du carbone appliqué à l’échelle du pays.

Le sondage, mené entre le 24 et le 27 septembre, présente une marge d’erreur de plus ou moins 3,1 pour cent, 19 fois sur 20.

Aucun sondage d’opinion ne pourra cependant contrer les profondes divisions séparant les ministres des provinces et territoires qui se rencontreront lundi dans un hôtel du centre-ville de Montréal.

Le premier ministre de la Saskatchewan, Scott Moe, affirme notamment qu’il serait très problématique et difficile pour sa province d’imposer une taxe sur le carbone, compte tenu de l’importance de ses exportations des produits de base.

L’opposition à un prix plancher imposé par le fédéral vient même de provinces ayant déjà en chantier un marché du carbone, comme celui que le Québec développe actuellement avec l’Ontario.

Le ministre québécois de l’Environnement, David Heurtel, qui présidera la rencontre de lundi, a expliqué à La Presse canadienne que chaque province devait faire sa part et développer ses propres politiques. M. Heurtel craint que l’imposition d’un prix ou d’une norme à l’échelle nationale n’ait des conséquences négatives sur les systèmes existants, comme celui du Québec et de l’Ontario.

Aussi dans National :

Nous sommes présentement en train de tester une nouvelle plateforme de commentaires sur notre site web. Grâce à Facebook Comments, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!