Les avocats et notaires de l’État québécois et de l’Agence du revenu du Québec ont voté pour la tenue d’une grève générale illimitée, qui débutera le lundi 24 octobre.

L’annonce a été faite mercredi après-midi, après un vote tenu mardi soir à Québec et Montréal, en plus de votes itinérants qui se sont déroulés mercredi.

La décision a été prise à contrecoeur, et avec un certain ressentiment, a déclaré en point de presse Jean Denis, le président de LANEQ, l’association des notaires et avocats de l’État québécois.

Ils n’ont pas envie de faire la grève, mais ils sont déterminés, a-t-il lancé.

«Le gouvernement nous force à utiliser le seul recours dont nous disposons actuellement, c’est-à-dire une grève générale illimitée.»

Il a précisé que 84 pour cent des personnes qui ont voté étaient pour le déclenchement de la grève.

M. Denis indique qu’avec ce pourcentage, il y a légitimité nécessaire pour entamer une grève.

Celle-ci vise tous les avocats et notaires de la fonction publique québécoise et de l’Agence du revenu du Québec. Elle retarderait notamment la rédaction de nouveaux projets de loi, de règlements et d’avis juridiques et ralentirait les procédures devant les tribunaux.

Le principal point en litige est la demande du syndicat de modifier en profondeur le régime de négociation qui concerne ses membres. Il veut obtenir un mécanisme d’arbitrage qui lierait les parties — et non plus un processus de médiation. En revanche, il se dit prêt à laisser tomber son droit de grève.

Un changement qui ne coûterait rien à l’État québécois, a répété M. Denis, et qui est d’ailleurs utilisé dans plusieurs provinces.

Pour éviter la grève, M. Denis invite l’employeur à revenir à la table des négociations. LANEQ dit être sans nouvelles du gouvernement depuis le 6 juillet.

Le syndicat compte quelque 1100 membres au Québec et environ 97 pour cent d’entre eux seront en grève.

Ils sont sans contrat de travail depuis plus d’un an et demi.

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