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Le phénomène des clowns terrifiants est tout sauf inoffensif pour les vrais clowns de métier qui subissent les conséquences de la mauvaise presse.

«Le téléphone sonne beaucoup moins, on a senti un gros impact dans les deux derniers mois du côté des appels et des réseaux sociaux, confie Robin Cadoret, administrateur de la Clownatec de Gatineau-Ottawa. On ne veut pas que ça prenne le dessus et que les gens pensent que les clowns font peur.»

Justement, mardi après-midi, un jeune homme de 14 ans a été arrêté par la police de Gatineau après qu’il ait utilisé une image de «clown effrayant» pour menacer des jeunes d’une école secondaire.

«Si j’en croise un dans la rue, c’est sûr que je vais le dénoncer parce que ce n’est pas correct pour ceux qui vivent du métier.»

C’est surtout que les clowns professionnels ont une véritable formation. Contrairement à ce que plusieurs pourraient croire, ils doivent étudier et travailler fort pour obtenir leur diplôme d’une école de clown.

«Nos clowns sont professionnels et ils ont plus de 200 heures de cours derrière eux. On vérifie qu’ils n’ont pas de dossier criminel et ils doivent faire au-dessus de deux cents heures de pratiques et de formation avant de partir en contrat», rajoute Robin, lui-même clown de formation.

«Beaucoup de personnes me demandent ce que ça prend pour être un clown. Ça prend plusieurs qualités, mais ça prend aussi beaucoup de détermination parce que tu vas à l’école des clowns. Il faut que tu apprennes, il faut que tu fasses tes devoirs et que tu pratiques pour passer tes examens.»

La police plus prudente
Samedi après-midi, un clown de la Clownatec s’est lui-même fait intercepter par des policiers du Service de police d’Ottawa. Il était entre deux contrats et portait toujours son déguisement en se rendant à une fête d’enfants.

«Il (le policier) voulait juste vérifier que c’était bien un vrai clown derrière le déguisement. Dans ce cas-ci, il avait son matériel dans la voiture donc c’est très facile à prouver. Il n’y a pas eu de problème.»

En attendant que la poussière retombe, les gentils clowns redoublent donc de prudence pour ne pas tomber dans le jeu des troubles-fêtes.

«On a toujours fait attention à ce qu’on dit, mais on fait encore plus.»

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