MONTRÉAL — L’exercice physique semble avoir un impact positif sur la mémoire, aussi bien chez les jeunes que chez les aînés, selon deux nouvelles études.

Des chercheurs autrichiens écrivent ainsi dans le journal médical Cognitive Systems Research que les sujets à qui ils ont demandé de courir après un test de mémorisation ont ensuite offert une performance supérieure aux autres.

Le test consistait à mémoriser la traduction turque de mots allemands. Les 60 hommes de 16 à 29 ans qui ont complété le test ont ensuite été divisés en trois groupes: un groupe qui est allé courir, un qui a joué un jeu vidéo violent et un qui est sorti prendre l’air.

Les sujets qui étaient allés courir ont offert la meilleure performance, tandis que les membres du groupe «jeu vidéo» ont offert la pire. Les chercheurs croient que l’activité physique libère possiblement dans l’organisme des substances qui aident la mémoire. En revanche, un jeu vidéo violent pourrait inciter le cerveau à croire qu’il est en danger, et donc à rejeter les informations récemment acquises.

De leur côté, des chercheurs de l’Université de la Colombie-Britannique rapportent dans l’édition en ligne du journal médical Neurology que l’activité physique améliore très modestement la mémoire des aînés atteints d’un déficit cognitif d’origine vasculaire, la deuxième cause de démence après la maladie d’Alzheimer.

L’âge moyen des 70 sujets était 74 ans et tous souffraient d’un déficit modeste. La moitié d’entre eux ont participé à trois séances d’activité physique d’une heure chaque semaine. Les autres ont reçu de l’information au sujet du déficit cognitif d’origine vasculaire et de l’alimentation.

Les membres du premier groupe ont amélioré leurs capacités de raisonnement, mais seulement de 1,7 point; une amélioration d’au moins trois points est recherchée pour avoir un impact clinique. Cet écart s’était dissipé six mois après la fin du programme d’exercices.

Les participants au programme d’exercice avaient également amélioré leur pression artérielle, ce qui est important puisque l’hypertension est un facteur de risque dans l’apparition du déficit cognitif d’origine vasculaire.

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