Ryan Remiorz Ryan Remiorz / La Presse Canadienne

MONTRÉAL — L’issue du procès pour fraude de l’ancien organisateur libéral Jacques Corriveau devrait se retrouver entre les mains du jury jeudi.

L’ancien proche collaborateur de l’ex-premier ministre Jean Chrétien fait face à trois chefs d’accusation prononcés en 2013 — fraude contre le gouvernement, contrefaçon et recyclage des produits de la criminalité.

Les deux jours de plaidoiries finales se sont conclus mardi.

Le juge de la Cour supérieure du Québec, Jean-François Buffoni, a dit aux jurés qu’il leur dicterait ses directives finales jeudi matin, juste avant qu’ils soient séquestrés pour décider d’un verdict.

M. Corriveau n’a pas comparu lors du procès, qui a débuté à la mi-septembre.

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) a accusé l’ancien organisateur politique d’avoir mis en place un système de versement de pots-de-vin dans le programme des commandites et d’avoir utilisé sa firme, Pluri Design Canada, pour frauder le gouvernement.

Le programme des commandites avait été instauré pour accroître la présence du gouvernement fédéral au Québec à la suite de la défaite référendaire de 1995.

La commission Gomery, qui a enquêté sur le programme, a découvert que des firmes se voyaient accorder des contrats en échange de contributions faites au Parti libéral du Canada.

M. Corriveau avait témoigné en 2005 à la commission Gomery, laquelle a graduellement mené à l’effritement de l’électorat libéral.

Jacques Corriveau était un proche ami de Jean Chrétien et a contribué à ses campagnes électorales.

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