HALIFAX — Le phénomène «viral» présentant l’île du Cap-Breton comme un refuge pour les Américains qui craignent l’élection de Donald Trump ne s’estompe pas.

Près de neuf mois après son lancement, le site web intitulé «Cape Breton if Donald Trump Wins» a été consulté à plus de deux millions de reprises et ne semble pas près de perdre sa popularité auprès des internautes.

Son créateur, l’animateur radiophonique Rob Calabrese, affirme que des demandes de renseignements d’Américains qui envisagent sérieusement de déménager en Nouvelle-Écosse continuent de lui parvenir.

Le site web, qui se moque du populiste républicain tout en vantant les charmes de l’île, a suscité des réactions en ligne provenant d’Afrique, d’Allemagne et d’Amérique centrale, entre autres.

Mary Tulle, directrice de Destination Cap-Breton, indique que toute cette publicité a provoqué une hausse de l’achalandage touristique sur l’île du littoral atlantique. Ce «Trump Bump» s’est notamment traduit par une augmentation de 14 pour cent des nuitées entre les mois de janvier et août.

L’agente immobilière Valarie Sampson — qui a également accordé des entrevues à CNN, au Washington Post et à une équipe de télévision japonaise — constate que le nombre d’acheteurs des États-Unis a lui aussi grimpé.

Rob Calabrese estime que ces gens ont tous une chose en commun. «Tout le monde cherche simplement un endroit sécuritaire qui offre des opportunités à leurs enfants», expose-t-il.

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