Stephen MacGillivray Stephen MacGillivray / La Presse Canadienne

OTTAWA — Des membres des communautés autochtones de partout au Canada célèbrent mardi la mémoire de leurs proches et ancêtres tombés au combat à l’occasion de la Journée nationale des vétérans issus des Premières Nations.

Il est estimé que plus de 12 000 autochtones ont joint les rangs de l’armée canadienne durant la Première et la Seconde Guerre mondiale ainsi que pendant le conflit en Corée. Plus de 500 d’entre eux ont été tués.

Le ministre des Anciens combattants, Kent Hehr, a souligné que les Métis, les Inuits et les membres des Premières Nations ont contribué en plus grande proportion à l’effort de guerre durant ces conflits que tout autre groupe ethnique du Canada.

Prenant part à une cérémonie qui se tenait au pied du Monument national érigé en l’honneur des anciens combattants autochtones à Ottawa, le ministre y a déposé une couronne de fleurs. Les Canadiens autochtones méritent de recevoir des remerciements bien spéciaux pour leur contribution, a-t-il soutenu.

La Journée nationale des vétérans issus des Premières Nations a pris de l’ampleur depuis qu’elle a été inaugurée, en 1994, par le conseil municipal de Winnipeg. La célébration n’est toutefois pas formellement reconnue par le gouvernement fédéral.

Un débat a par ailleurs émergé sur la question de ce que cette journée devrait représenter. Certains estiment qu’elle devrait avoir pour but de reconnaître que de nombreux vétérans autochtones n’ont pas eu droit, en revenant de Corée et d’Europe, aux mêmes avantages que leurs homologues canadiens qui ne sont pas issus des Premières Nations.

D’autres croient plutôt que la journée devrait continuer à être centrée sur les anciens combattants autochtones qui ont perdu la vie en se battant.

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